La solitude de Bart De Wever: quel avenir pour la N-VA?

14/10/16 à 10:42 - Mise à jour à 13:27

Source: Knack

En 2018, Bart De Wever devra se débrouiller seul. Ses successeurs, tels que Jan Jambon ou Theo Francken, ne sont pas suffisamment prêts pour porter le poids d'élections communales de première importance. De Wever est et reste le chef, l'idéologue, le tacticien et le visage de la N-VA - et la tête de Turc préférée de tous les autres partis. Il a déjà acquis sa place dans l'histoire. Que peut-il encore obtenir ? Reconstruction d'une crise de la quarantaine politique.

L'histoire, c'est par là que tout commence chez les De Wever. C'est l'histoire flamande qui a fait d'eux ce qu'ils sont. Après la Seconde Guerre mondiale, le grand-père, Leon De Wever, est incarcéré plusieurs mois au Fort de Berchem pour avoir été administrateur de la Ligue nationale flamande (VNV) collaboratrice. L'ancien directeur d'école perd ses droits civiques et doit gagner sa vie comme démarcheur. Du coup, le père, Rik De Wever, cheminot de profession, devient aussi nationaliste flamand. Il est militant à la Volksunie, et pendant quelque temps il est même membre du Vlaamse Militanten Orde (VMO), un groupe d'action condamné (et dissous) plus tard en tant que milice privée. La famille De Wever habite un appartement modeste au-dessus du local de l'Alliance de la Jeunesse nationale-flamande (VNJ) à Berchem. Rik De Wever est un des responsables, ses enfants portent la chemise grise et la cravate orange qui distingue les membres du VNJ des autres mouvements de jeunesse. On les emmène à des fêtes de chant, aux Pèlerinages de l'Yser et à toutes sortes de manifestations. À trois ans, Bart De Wever accompagne déjà son père à une manifestation pour la scission de Bruxelles-Hal-Vilvorde.
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