La Slovaquie se pose en "conciliateur" pour sa future présidence de l'UE

01/06/16 à 17:26 - Mise à jour à 17:26

Source: Belga

(Belga) La Slovaquie jouera un rôle de "conciliateur" pendant sa présidence tournante du Conseil de l'UE, à compter du 1er juillet, a promis mercredi à Bruxelles le Premier ministre slovaque Robert Fico, malgré ses désaccords sur la gestion européenne de la crise migratoire.

La Slovaquie se pose en "conciliateur" pour sa future présidence de l'UE

La Slovaquie se pose en "conciliateur" pour sa future présidence de l'UE © BELGA

"Nous voulons être un conciliateur, mais cela ne signifie pas que nous sommes prêts à changer nos prises de position nationales, simplement que nous ne les mettrons pas sur la table", a expliqué le dirigeant social-démocrate, à l'issue d'une visite à Bruxelles destinée à préparer la présidence à venir. La Slovaquie prendra la suite des Pays-Bas à partir du 1er juillet et pour un semestre pour la présidence tournante du Conseil de l'UE, l'instance réunissant les Etats membres. Le petit pays d'Europe de l'Est devra notamment préparer les travaux du Conseil sur la gestion de la crise migratoire, alors qu'il s'est distingué en saisissant la Cour de justice européenne contre les quotas obligatoires de répartition de réfugiés décidés en septembre 2015. L'UE continue de chercher une solution durable à cette crise, avec de nombreux chantiers en cours comme la réforme du règlement de Dublin sur l'asile, la mise en place d'un corps européen de gardes-frontières ou la feuille de route pour revenir à un fonctionnement normal de l'espace Schengen. Lors d'une conférence de presse commune avec le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker, M. Fico a concédé qu'il y avait "un manque d'accord". "Mais qui pourrait être contre un plan de retour à Schengen (...) contre des gardes-côtes européens (...) ou contre des discussions entre la Turquie et l'UE?", a-t-il nuancé. "La discussion d'aujourd'hui entre la Commission et (la Slovaquie) n'a fait que confirmé que le programme de l'UE est très exigeant et difficile", a-t-il observé, ajoutant que l'un des objectifs de son pays serait de le rendre "compréhensible" pour le grand public. "J'ai demandé à Robert d'être un dirigeant très pro-européen et il a promis que ce serait le cas, et je n'ai pas de doute que ce le sera", a déclaré de son côté M. Juncker. (Belga)

Nos partenaires