La Russie exige le départ de troupes étrangères dans le sud de la Syrie

30/05/18 à 15:28 - Mise à jour à 15:29

Source: Belga

(Belga) Le ministre des Affaires étrangères russe, Sergueï Lavrov, a exigé mercredi le départ le plus rapidement possible des troupes étrangères déployées dans le sud-ouest de la Syrie, à proximité de la frontière israélienne, sur fond de tensions entre Israël et l'Iran.

"Des accords internationaux stipulent que toutes les forces non syriennes doivent quitter la zone de désescalade dans le sud-ouest (de la Syrie)", a déclaré M. Lavrov face à la presse à Moscou. "La Russie travaille sur ce point en collaboration avec les Etats-Unis et la Jordanie", a encore indiqué le chef de la diplomatie russe. Israël a demandé à plusieurs reprises le départ des troupes iraniennes de Syrie, voyant leur présence comme un danger pour sa sécurité nationale. Pour sa part, la Russie a jusqu'ici réussi à maintenir des relations diplomatiques étroites avec Israël et l'Iran. L'armée israélienne a frappé le 10 mai ce qu'elle a présenté comme des dizaines de cibles militaires iraniennes en Syrie, en représailles au tir, par les forces iraniennes selon elle, de roquettes contre ses positions sur la partie du Golan occupée et annexée par Israël. "En ce qui concerne la Syrie, notre position est claire: il n'y pas de place pour la moindre présence militaire iranienne dans aucune partie de la Syrie", avait déclaré le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, lundi dernier. Lors de la dernière rencontre entre le Premier ministre israélien et le chef du Kremlin le 9 mai pour commémorer la victoire de l'Union soviétique sur l'Allemagne nazie, M. Poutine avait estimé que la situation au Moyen-Orient était "malheureusement très grave" et déclaré vouloir "chercher des solutions" avec M. Netanyahu après le retrait des Etats-Unis de l'accord nucléaire iranien. Israël se considère comme la cible désignée d'un Iran qui serait doté de l'arme atomique, et M. Netanyahu a mené une vigoureuse campagne contre l'accord nucléaire de 2015, jusqu'au retrait américain du texte. (Belga)

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