La Roumanie interdit de survol l'avion du vice-Premier ministre russe

28/07/17 à 16:23 - Mise à jour à 16:25

Source: Belga

(Belga) La Roumanie a interdit vendredi de survol un avion transportant le vice-Premier ministre russe Dmitri Rogozine en raison des sanctions européennes l'empêchant de se rendre dans l'UE, a-t-on appris de source ministérielle.

"Nous confirmons que l'appareil (à bord duquel se trouvait M. Rogozine, ndlr) n'a pas été autorisé à survoler l'espace aérien roumain", a indiqué cette source. Selon les médias, M. Rogozine, vice-Premier ministre, devait se rendre en Moldavie, ancienne république soviétique enclavée entre la Roumanie et l'Ukraine, tiraillée entre influence russe et européenne. L'Union européenne a interdit la venue sur son territoire de quelque 150 personnalités, dont des proches du président Vladimir Poutine, du fait de l'annexion en mars 2014 de la Crimée par la Russie. M. Rogozine est l'un d'entre eux. Interrogée pour savoir si ces sanctions étaient à l'origine de l'interdiction de survol, la source roumaine a répondu par l'affirmative. M. Rogozine, cité par l'agence de presse Interfax, a vivement protesté contre cette décision, affirmant qu'il avait déjà dans le passé survolé l'espace aérien de l'UE sans intervention des pays concernés, notamment la Pologne, la Slovaquie, la Hongrie et la Roumanie. "Cette fois, les contrôleurs aériens roumains ont contacté l'appareil, pour demander à ce que la liste des passagers soit précisée et pour avoir la confirmation qu'aucune délégation et ses responsables ne se trouvent à bord", a ajouté le vice-Premier ministre. Il a également dit avoir essuyé un refus de survol et d'escale par la Hongrie et avoir dû atterrir à Minsk, en Biélorussie, pour se ravitailler en essence et décider de la suite du vol. Connu pour ses déclarations à l'emporte-pièce et ses critiques régulières de l'Occident, M. Rogozine avait par le passé affirmé qu'il utiliserait un bombardier Tupolev pour se rendre en Moldavie ou encore que "les chars n'ont pas besoin de visa" pour entrer en Europe. Dans un tweet, il a accusé Bucarest vendredi d'avoir "mis en danger la vie des passagers" du vol, un avion de ligne russe, ajoutant: "l'essence suffisait jusqu'à Minsk. Attendez notre réponse, crapules". (Belga)

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