La rigueur de Sophie Wilmès à géométrie variable passe mal dans la majorité

17/04/18 à 16:49 - Mise à jour à 16:50

Source: Belga

(Belga) Le président de la commission des Finances et du Budget de la Chambre, Eric Van Rompuy (CD&V), et son collègue Luk Van Biesen (Open Vld) n'ont pas caché leur mécontentement mardi à propos de l'attitude de la ministre du Budget, Sophie Wilmès (MR), à propos de la rigueur budgétaire qu'elle impose aux parlementaires alors qu'à leurs yeux, elle se montre infiniment plus large quand il s'agit du gouvernement.

La commission a dû suspendre ses travaux mardi après-midi parce que plusieurs députés de la majorité manquaient à l'appel. L'Open Vld et le CD&V étaient présents, un seul député sur les quatre que la N-VA compte dans la commission tandis que le MR était absent. Des absences diplomatiques, à croire les deux vieux routiers de l'assemblée qui soupçonnent un veto de la ministre sur deux propositions de loi. A l'agenda, était inscrit un texte pourtant porté par toute la majorité qui étend le taux de TVA réduit sur les plantes et fleurs aux entrepreneurs de jardin et un autre du CD&V qui exonère fiscalement les primes d'assurance maladie complémentaire individuelle. Le seul critère d'appréciation d'une proposition de loi est désormais son impact budgétaire, déplorent MM. Van Rompuy et Van Biesen, et non sa pertinence ou sa nécessité pour garantir l'équité entre les citoyens. "La ministre Wilmès contrecarre constamment les initiatives parlementaires mais n'a même pas le courage de venir expliquer les choses", a déploré M. Van Rompuy. Le président de la commission fait notamment référence au récent accord sur le contrôle budgétaire qui n'a pas été expliqué au parlement. "Elle veut être une bonne ministre pour le parlement mais ça ne vaut manifestement pas pour le gouvernement. Où en est le redesign de la fonction publique du ministre Vandeput qui devait rapporter des centaines de millions d'euros?", a lancé M. Van Biesen. M. Van Rompuy a renchéri: "La réforme de l'impôt des sociétés et le taxshift représentent ensemble 13 milliards d'euros alors que quand il s'agit d'1, 2 ou même 5 millions, nous recevons un njet". Cette rigueur irait tellement loin que le MR a voté contre une proposition de loi sur les dons aux fondations universitaires qu'il avait pourtant co-signée, déplorent encore les députés. (Belga)

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