La réforme fiscale socialiste mal reçue en Flandre

16/03/14 à 14:18 - Mise à jour à 14:18

Source: Le Vif

Le programme de réforme fiscale "juste" du PS - qui met plus à contribution le capital et vise à accroître la lutte contre la fraude - a essuyé des critiques acerbes du MR, et a été accueilli fraîchement par le cdH, qui a renvoyé dos à dos socialistes et réformateurs, mais est également mal reçu en Flandre où l'on se méfie notamment d'un impôt sur la fortune.

La réforme fiscale socialiste mal reçue en Flandre

© Image Globe

S'il est également favorable à un accroissement de la lutte contre la fraude, le président du sp.a Bruno Tobback a dit ne pas être enthousiaste à l'idée d'une "taxe sur les riches".

Après que la N-VA a indiqué dès jeudi que l'électeur sera plus que jamais invité le 25 mai à choisir entre un modèle PS qui augmente les impôts et celui des nationalistes qui les baisse, ce sont l'Open Vld et le CD&V qui ont réagi dimanche.

Le vice-premier ministre libéral flamand Alexander De Croo a estimé "bizarre", sur la RTBF, que le PS veuille instaurer "les mesures Hollande" en Belgique alors que le président français est le moins populaire de l'histoire de la cinquième république. Selon lui, le programme socialiste est dicté par la "nervosité" qui anime le parti, qu'il voit concurrencé par l'émergence à gauche du PTB. "Ce n'est pas en taxant qu'on va créer des emplois", a dit Alexander De Croo.

Sur RTL-TVI, le ministre des Finances Koen Geens (CD&V) a pour sa part critiqué les propositions fiscales du PS et du MR. Il s'est dit étonné de voir que les deux partis prônent une modification du mécanisme des intérêts notionnels. Il a souligné que les grandes entreprises dans les secteurs porteurs d'emploi comme la chimie, la pharmacie et les banques demandaient la "continuité".

Selon le ministre des Finances, le projet de baisses de charges du MR, qu'il estime à 10,5 milliards d'euros, est "impayable" alors que les compensations du PS, à chercher du côté du capital et de la lutte contre la fraude, sont "inatteignables".

Il s'agit de "deux plans assez irréalistes", a dit Koen Geens, partisan de "la troisième voie", celle du "centre courageux".

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