La question des observateurs électoraux montre l'attitude "antirusse" des USA

22/10/16 à 16:28 - Mise à jour à 16:31

Source: Belga

(Belga) La Russie a accusé samedi les Etats-Unis de se montrer "antirusses" en refusant selon elle la présence de ses observateurs lors des élections du 8 novembre, dans un contexte de polémique sur une ingérence de Moscou dans la présidentielle américaine.

"Il ne reste plus beaucoup de temps avant les élections aux Etats-Unis mais le thème des observateurs, comme nombre d'autres actuellement en Amérique, est traité d'une manière excessivement antirusse", a déclaré le vice-ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Riabkov à l'agence publique Ria-Novosti. "Si pour des raisons politiques nous en sommes privés, nous en tirerons nos propres conclusions", a-t-il averti. "Nos collègues américains ne doivent pas compter sur le fait que nous oublierons cela et qu'à l'avenir nous ne nous en souviendrons pas quand ils voudront observer quoi que ce soit", a-t-il ajouté, qualifiant les déclarations américaines d'"inadmissibles". Des responsables russes ont indiqué que Moscou tentait d'envoyer des observateurs pour la présidentielle américaine du 8 novembre mais que plusieurs Etats avaient refusé de les accréditer. Vendredi, Washington avait assuré que la Russie était la bienvenue, mais souligné qu'elle avait refusé de se joindre à la mission de l'Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE). "Le fait d'avoir choisi de ne pas se joindre à la mission d'observation de l'OSCE montre clairement que ce sujet n'est rien d'autre qu'un coup de pub et de relations publiques", avait déclaré le porte-parole du département d'Etat John Kirby. Washington a récemment accusé la Russie d'avoir orchestré de vastes piratages informatiques pour influencer la campagne présidentielle aux Etats-Unis. Le président russe Vladimir Poutine a rejeté ces allégations. Moscou a été accusée aux Etats-Unis de vouloir favoriser le candidat républicain Donald Trump, qui a tenu des propos élogieux sur le chef du Kremlin et plaidé pour de meilleures relations avec lui. Lors du troisième débat présidentiel mercredi soir, la démocrate Hillary Clinton a accusé M. Trump d'être la "marionnette" de Vladimir Poutine. (Belga)

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