La presse en ligne pas assez utilisée en classe

13/03/13 à 15:43 - Mise à jour à 15:43

Source: Le Vif

Les enseignants n'exploitent pas assez la presse en ligne en classe et privilégient la presse gratuite.

La presse en ligne pas assez utilisée en classe

© Thinkstock

C'est là l'un des constats mis en évidence par une enquête menée auprès des enseignants du fondamental et du secondaire à l'occasion du dixième anniversaire des opérations "Ouvrir mon quotidien" et "Journalistes en classe". Ainsi, parmi les répondants, seul 1 instituteur sur 6 et 1 professeur sur 3 déclarent utiliser la presse en ligne lors de leurs cours, tandis qu'un tiers des instituteurs et la moitié des enseignants assurent exploiter la presse gratuite.

Selon les répondants, ce manque d'engouement pour la presse en ligne s'explique par un équipement informatique inexistant ou qui n'est pas toujours à la hauteur. Les enseignants, qui n'appréhendent pas assez les nouvelles technologies, sembleraient, de plus, ne pas voir la nécessité de s'intéresser à cette presse alors que les élèves sont pourtant attirés par internet.

S'agissant de la presse gratuite, le constat est assez différent. Son utilisation est bien plus développée, et le rôle du quotidien gratuit Métro n'est pas étranger à ce phénomène, surtout dans le secondaire.

D'après les répondants, bien qu'elle ne soit pas très appréciée de ces derniers, la presse gratuite a néanmoins le mérite de réconcilier les élèves avec la presse papier, d'être accessible et de donner envie d'aller plus loin dans la recherche de l'info.

Chaque année, les opérations "Ouvrir mon quotidien" et "Journalistes en classe" permettent aux élèves du dernier degré de l'enseignement primaire et aux étudiants du secondaire d'être éduqués à la citoyenneté active et de développer leur esprit critique via la consultation journalière de plusieurs quotidiens de la presse francophone belge ou via la rencontre d'un journaliste professionnel.

22,2% des 1.088 enseignants du fondamental et 52,3% des 577 professeurs relais du secondaire ayant été contactés par email ont répondu à cette enquête en ligne entre le 9 novembre et le 31 décembre 2012.

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