La police macédonienne tire des gaz lacrymogènes contre une centaine de migrants à Idomeni

13/04/16 à 12:37 - Mise à jour à 12:37

Source: Belga

(Belga) La police macédonienne a de nouveau tiré des gaz lacrymogènes et des grenades assourdissantes mercredi contre une centaine de migrants, qui manifestaient le long de la frontière gréco-macédonienne à Idomeni, trois jours après des incidents violents survenus au même endroit, a rapporté un journaliste de l'AFP.

La police macédonienne tire des gaz lacrymogènes contre une centaine de migrants à Idomeni

La police macédonienne tire des gaz lacrymogènes contre une centaine de migrants à Idomeni © BELGA

L'usage des gaz lacrymogènes a eu lieu après que les migrants, qui manifestaient "pour l'ouverture des frontières", eurent secoué le grillage frontalier, selon la même source. À quelques centaines de mètres se déroulait une visite officielle au centre de réception pour migrants de Gevgelija, côté macédonien, du président macédonien Gjorge Ivanov et de ses homologues croate et slovène, Kolinda Grabar Kitarovic et Borut Pahor. Quand l'incident a éclaté, vers 11h30, une quarantaine de policiers grecs se sont aussitôt placés entre la barrière et les migrants et les tirs de gaz lacrymogènes se sont rapidement arrêtés. Des migrants ont toutefois poursuivi leur manifestation. Dimanche, au moins 260 migrants avaient été blessés après que la police macédonienne eut fait usage de gaz lacrymogènes et de grenades assourdissantes lors d'une tentative des centaines de réfugiés de forcer la barrière frontalière. Médecins sans frontières (MSF) avait relevé des impacts de balles en caoutchouc, mais le gouvernement macédonien avait démenti l'utilisation de tels projectiles. Athènes avait néanmoins fortement condamné l'usage de la force contre les migrants mais Skopje a renvoyé la responsabilité aux autorités grecques, les accusant de passivité. Mercredi, malgré plusieurs centaines de départs depuis dimanche vers des camps mieux organisés, 10.600 personnes étaient toujours dans le camp sordide d'Idomeni, espérant toujours l'ouverture de la frontière. (Belga)

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