La Police judiciaire réagit à son tour face aux "récits fallacieux" parus dans la presse

03/03/16 à 17:04 - Mise à jour à 17:04

Source: Belga

(Belga) Le directeur général de la police judiciaire fédérale, Claude Fontaine, indique jeudi par voie de communiqué qu'il est de son devoir de défendre son équipe "contre certains éléments mensongers qui se basent sur des informations de source douteuse ayant parfois uniquement pour but de discréditer notre organisation".

La Police judiciaire réagit à son tour face aux "récits fallacieux" parus dans la presse

La Police judiciaire réagit à son tour face aux "récits fallacieux" parus dans la presse © BELGA

Plusieurs médias ont rapporté qu'un informateur avait appelé en sanglots un agent du département antiterrorisme de la police judiciaire fédérale bruxelloise dans la nuit du 10 au 11 juillet 2014 pour l'alerter que les frères Abdeslam étaient "totalement radicalisés", sur le point de se rendre en Syrie, et qu'ils voulaient commettre un attentat. L'agent contacté, en congé maladie lors de l'appel, avait alors appelé ses supérieurs la nuit même pour relayer cette information, selon la presse. "Les enquêtes menées dans la lutte contre les organisations terroristes sont complexes. Elles requièrent une attention soutenue et beaucoup de professionnalisme de la part des enquêteurs. Ils reçoivent des informations par centaines et un très grand nombre d'individus sont susceptibles de faire l'objet d'un suivi particulier dans les dossiers en question", explique Claude Fontaine. "De surcroît, nous devons également veiller, dans notre État de droit, à ce que des personnes ne soient liées à un dossier terroriste que sur la base d'informations fiables ou de preuves concrètes", ajoute-t-il. Le directeur général de la police judiciaire fédérale indique qu'il est tenu au secret professionnel et qu'il n'est donc pas autorisé à révéler de détails sur l'enquête pour réfuter de "telles contrevérités". Le parquet fédéral a répété jeudi que "la réaction aux informations reçues par la police et la justice au sujet des frères Abdeslam en juillet 2014 était appropriée". Il a confirmé que des appels téléphoniques avaient été donnés par un informateur à l'agent et de ce dernier à ses supérieurs. (Belga)

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