La police et le parquet se plaignent de l'enquête du Comité P

02/05/16 à 19:21 - Mise à jour à 19:43

Source: Belga

La commissaire générale de la police fédérale, le directeur de la police judiciaire, le procureur fédéral et le procureur général de Bruxelles ont écrit à la commission parlementaire de suivi du comité P pour dénoncer la surcharge de travail qu'ils doivent supporter depuis le début de l'enquête de l'organe de contrôle de la police dans le cadre des attentats de Paris. Ils souhaitent que celle-ci soit conclue afin d'être entendus, a-t-on appris lundi, à la suite d'un article paru sur le site de la VRT.

La police et le parquet se plaignent de l'enquête du Comité P

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Dans leur courrier confidentiel, Mme De Bolle et MM. Fontaine, De Leeuw et Delmulle rappellent la charge de travail considérable que leurs services supportent pour lutter contre la menace terroriste, chiffres à l'appui visant le problème des combattants étrangers, les instructions ouvertes, les inculpations ou les personnes en détention préventive. Leur capacité est déjà dépassée par la charge de travail et l'enquête du comité P n'arrange pas les choses, selon eux. Le comité P a ainsi interrogé pendant plusieurs heures des enquêteurs qui n'étaient dès lors pas disponibles pour mener les enquêtes en cours, rapporte la chaîne publique flamande.

Des rapports intermédiaires ont été remis à la commission parlementaire de suivi des comités P et R. L'un d'entre eux s'est montré critique sur le travail de la police à propos des frères Abdeslam, tout en mettant en avant le manque de moyens de la police. Des travaux complémentaires doivent encore être réalisés mais pour les quatre responsables policiers et judiciaires, il est temps de conclure, et ce d'autant plus qu'ils doivent également se préparer à répondre à la commission d'enquête parlementaire, a-t-on précisé.

Cette lettre n'est pas une réponse aux observations du comité P, a précisé sur "twitter" le président de la Chambre, Siegfried Bracke. Celle-ci est attendue mercredi.

Samedi soir, fait rare, le président du Comité P, Yves Keppens, a défendu dans les médias le rapport, concédant sa sévérité mais en justifiant son contenu par le fait que c'est précisément là le rôle d'un organe de contrôle comme le Comité P.

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