La plateforme de soutien craint l'ouverture d'un campement sauvage à Bruxelles

04/11/15 à 20:31 - Mise à jour à 20:30

Source: Belga

La plateforme citoyenne de soutien aux réfugiés craint l'ouverture d'un campement sauvage en plein Bruxelles. Ses membres redoutent également que d'ici dimanche, 1.000 demandeurs d'asile se retrouvent à la rue dans la capitale, faute d'infrastructures pouvant les accueillir.

La plateforme de soutien craint l'ouverture d'un campement sauvage à Bruxelles

WTC III, 3 novembre 2015. © BELGA

"L'Office des étrangers a reçu aujourd'hui 150 demandeurs d'asile, 150 autres ont été reconvoqués le 13 novembre et 120 le 14 novembre. Il y a donc 270 personnes reconvoquées à héberger pendant 10 jours ainsi que les primo-arrivants qui vont débarquer. Si l'Office ne relève pas son taux d'enregistrement à 250 personnes par jour, il y aura un engorgement car le flux d'arrivée des réfugiés s'accélère.

Nous craignons que le manque de places d'accueil disponibles pousse les gens à ouvrir une sorte de 'jungle' de Calais en plein Bruxelles", a indiqué Isabelle Capiaux, porte-parole de la plateforme. "A raison d'entre 100 et 120 réfugiés arrivant quotidiennement à Bruxelles depuis le week-end dernier, nous craignons qu'ils soient 1.000 d'ici dimanche et il est évidemment hors de question d'ouvrir, en plein mois de novembre, un campement similaire à celui du parc Maximilien. Tant les infrastructures de pré-accueil que d'accueil sont saturées. Les 500 places du WTC III initialement prévues comme places de pré-acceuil ont été transformées en places d'accueil, d'où le goulot d'étranglement qui en résulte", a-t-elle ajouté.

La plateforme demande l'ouverture d'un bâtiment d'au moins 1.000 places pour accueillir les demandeurs d'asile dans la capitale. "La nuit dernière, nous avons trouvé des alternatives dans des auberges de jeunesse, églises et familles d'accueil. L'hébergement alternatif n'est pas une solution durable. Nous constatons une négligence des autorités qui se reposent sur la société civile. Depuis le temps que les associations tirent la sonnette d'alarme, il ne peut s'agir d'un manque d'anticipation", a conclu véronique Thirionet, autre porte-parole de la plateforme.

En savoir plus sur:

Nos partenaires