"La petite Belgique ne peut s'opposer à la ligne européenne d'orthodoxie budgétaire"

08/03/13 à 18:39 - Mise à jour à 18:39

Source: Le Vif

Le ministre-président flamand Kris Peeters (CD&V) a réaffirmé ce vendredi l'attachement du CD&V au respect de l'orthodoxie budgétaire alors que le gouvernement fédéral vient d'entamer son contrôle budgétaire.

"La petite Belgique ne peut s'opposer à la ligne européenne d'orthodoxie budgétaire"

© Belga

Dans une interview au Tijd, le ministre-président flamand estime qu'il serait peu judicieux de relâcher l'orthodoxie budgétaire. Le gouvernement fédéral doit pour rappel trouver 2,8 milliards d'euros afin de maintenir en 2013 son déficit public à 2,15% du PNB. Certains, au PS ou au cdH, jugent qu'il vaudrait mieux étaler l'effort vu la conjoncture économique particulièrement morose.

Mais pour Kris Peeters, pareille mesure serait inopportune. "Steven Vanackere (l'ancien ministre des Finances qui a donné sa démission mardi, ndlr) a toujours dit qu'il ne serait pas intelligent d'assouplir l'orthodoxie budgétaire. Cette ligne vaut toujours. La petite Belgique ne peut s'opposer à la ligne européenne. Mais si l'Europe trace d'autres lignes, alors le débat changera. Mais il serait très peu intelligent de s'en écarter maintenant".

Le ministre-président flamand dit toutefois mesurer les difficultés actuelles. "Nous avons évidemment un problème de croissance. Pensez à ArcelorMittal ou Ford Genk. Nous devrons faire preuve de beaucoup de créativité pour mettre toutes les pièces en place".

Déjà vif au sein de l'équipe Di Rupo, le débat budgétaire génère aussi des tensions entre le fédéral et les entités fédérées. Qui devra fournir quel effort? "Le conseil supérieur des Finances fournira un avis sur ce point en avril", rappelle M. Peeters.

Et comme si les difficultés budgétaires ne suffisaient pas, le pays est aussi menacé à un "social cliff", note encore Kris Peeters, pointant la question sensible de l'harmonisation des statuts des employés et des ouvriers. "Que se passera-t-il s'il n'y a aucun accord avant l'échéance? Et quelle sera la réaction du monde l'entreprise s'il y a un accord?", interroge encore le ministre-président flamand.

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