La N-VA veut supprimer le RIS des accros qui refusent un traitement

11/12/15 à 11:34 - Mise à jour à 11:34

Source: Belga

(Belga) Le bénéficiaire du revenu d'intégration sociale (RIS) souffrant d'une dépendance à l'alcool ou autres drogues qui l'empêche de décrocher un emploi ne devrait plus pouvoir toucher cette aide sociale du CPAS s'il refuse de suivre un traitement, affirme vendredi la députée N-VA Valérie Van Peel dans Het Laatste Nieuws.

La N-VA veut supprimer le RIS des accros qui refusent un traitement

La N-VA veut supprimer le RIS des accros qui refusent un traitement © BELGA

"Si quelqu'un persiste à refuser une cure de désintoxication, on doit pouvoir lui retirer le RIS", résume Mme Van Peel, qui est par ailleurs présidente du CPAS de Kapellen (province d'Anvers). Le RIS est conditionné à la capacité du demandeur à montrer sa disponibilité au travail. Mais en pratique, nombre de CPAS ferment les yeux sur cette condition parce qu'aucun employeur ne veut de ces demandeurs, selon la députée. Elle réclame une obligation non de résultat mais de moyen, à travers l'extension à tous les bénéficiaires du RIS du "projet individualisé d'intégration sociale" (PIIS) qui existe déjà pour les moins de 25 ans. "Nous ne pouvons pas contraindre une personne à guérir, mais bien la pousser dans cette direction". La mesure préconisée par la N-VA risque toutefois de plonger un peu plus encore ces personnes dans la misère, fait observer Tino Ruyters, du centre d'aide Free Clinic d'Anvers. Car la dépendance lourde s'accompagne déjà souvent d'autres types d'exclusion (logement, famille, etc), rappelle-t-il. (Belga)

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