La N-VA veut faire tomber le PS de son piédestal

02/09/13 à 15:05 - Mise à jour à 15:05

Source: Le Vif

La N-VA veut "faire tomber le PS de son piédestal, parce qu'ils manoeuvrent trop facilement dans les négociations", a indiqué lundi son président Bart De Wever dans une intervention en marge d'une réunion du Bureau de parti au cours de laquelle il a assuré que "le confédéralisme est la seule chose qui puisse remettre de l'ordre dans les affaires". Or, le PS ne veut "absolument pas" du confédéralisme.

La N-VA veut faire tomber le PS de son piédestal

© Reuters

Un gouvernement socio-économique devra y pourvoir "dès le premier jour" (suivant les élections de mai 2014) avec tous les partenaires qui "acceptent le confédéralisme comme principe", a dit Bart De Wever, rappelant que les statuts du CD&V et, jusqu'à nouvel ordre, de l'Open Vld, allaient en ce sens. Selon lui, le "problème" se situera dans le camp francophone: "seront-ils disposés à quitter enfin le joug du PS?", s'interroge Bart De Wever, qui a exprimé sa volonté d'empêcher coûte que coûte un gouvernement Di Rupo II. Pour le vice-ministre-président du gouvernement flamand, Geert Bourgeois, convaincre les francophones ne sera pas simple. "Tout est difficile en politique. Mais vous venez avec une stratégie, avec des choix et des propositions que vous soumettez à l'électeur. Et puis, il faut voir ce que cela donne. En cours de route, des alliés objectifs peuvent voir le jour."

Siegfried Bracke s'excuse

La N-VA a été sur le devant de la scène ce week-end après les déclarations du député Siegfried Bracke dans la presse. L'ex-journaliste a laissé entendre que son parti pourrait entrer dans un gouvernement dès lors que ses revendications socio-économiques étaient satisfaites, le confédéralisme étant appelé à se réaliser "en cours de route". Samedi soir, le président du parti, Bart De Wever, a recadré ces propos en précisant la stratégie de son parti. Dans un premier temps, il plaide pour la mise sur pied d'un gouvernement de techniciens chargé de relancer l'économie du pays. Ce gouvernement n'aurait qu'une mission limitée, qui doit ensuite laisser la place à une discussion sur le confédéralisme.

Ce qui a fait dire au président du sp.a, Bruno Tobback, que les nationalistes flamands devraient "se décider d'abord entre eux sur ce qu'ils entendent par confédéralisme". "J'ai toujours dit que c'était une tentative de jeter de la poudre aux yeux des gens. Maintenant, ils jettent de la poudre dans leurs propres yeux".

Quant à l'auteur de cette agitation médiatique, Siegfried Bracke, il a annoncé qu'il présentera ses excuses aujourd'hui lundi au bureau de son parti. Il a parlé en son nom propre, a-t-il d'abord expliqué avant d'indiquer qu'il avait fait état de considérations émises en petit comité. "Ce lundi, je m'excuserai et cette affaire suivra son cours à travers le processus de décision démocratique du parti".

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