La N-VA prévient le formateur qu'elle ne veut pas de nouvelles taxes

25/05/11 à 12:32 - Mise à jour à 12:32

Source: Le Vif

Pour trouver de 17 à 20 milliards d'euros d'ici 2015, la N-VA s'est dite prête à monter jusqu'à 30 pc de recettes nouvelles dans l'effort budgétaire. Mais rien de plus, et pas question "d'introduire partout de nouvelles taxes", a indiqué le chef de groupe N-VA à la Chambre, Jan Jambon.

La N-VA prévient le formateur qu'elle ne veut pas de nouvelles taxes

© Image Globe / DIRK WAEM

Les contacts bilatéraux d'Elio Di Rupo avec les neuf partis associés aux pourparlers communautaires se focalisent actuellement sur la politique budgétaire. Le débat est partagé entre partisans des recettes nouvelles et défenseurs des coupes dans les dépenses.

Alors que le cdH s'est prononcé mardi pour une répartition recettes-dépenses à 50-50, la N-VA refuse de dépasser le rapport 30-70, a indiqué M. Jambon. "Nous gardons la ligne des 30 pc maximum d'effort budgétaire provenant des recettes nouvelles. Nous n'accepterons pas d'introduire partout de nouvelles taxes", a-t-il commenté.

Dans De Tijd, le président de l'Open Vld Alexander De Croo rejette totalement l'idée d'impôts nouveaux, qui "gripperaient le moteur de l'économie belge". Il refuse de se prononcer sur un rapport recettes-dépenses, mais à ses yeux, un équilibre à 50-50 se résume à un "suicide économique".

Alexander De Croo revient dès lors avec les coupes dans les dépenses, notamment dans les soins de santé et la fonction publique. Il envisage de récupérer 2 milliards d'euros en relevant l'âge moyen de la pension à 60 ans et plaide à nouveau pour une limitation des allocations de chômage dans le temps.

Répondre aux préoccupations de la gauche et de la droite.

Après avoir rencontré Bart De Wever mardi, Elio Di Rupo s'entretiendra ce mercredi avec le président du MR Charles Michel, avant de voir celui du CD&V Wouter Beke jeudi. Mardi, il a insisté sur le fait que les mesures à prendre devront répondre à la fois aux préoccupations de la gauche et de la droite.

Evoquant ce message, Alexander De Croo a estimé qu'Elio Di Rupo pouvait devenir "le Gerhard Schröder belge" en optant pour des réformes "fondamentales". Il a appelé le formateur à déposer une proposition "large" comportant, à côté des efforts budgétaires, d'autres éléments tels que la justice et le communautaire.

Selon le libéral flamand, il faut clarifier avant la mi-juin les partenaires qui poursuivront les pourparlers, afin que la voie soit dégagée pour "un chaud été de négociations".

Levif.be avec Belga

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