La N-VA prête à discuter d'un impôt sur le capital

13/11/14 à 18:30 - Mise à jour à 20:32

Source: Belga

La N-VA a affiché jeudi à la Chambre sa disposition à discuter d'une taxe sur les fortunes, une demande formulée depuis quelques jours par le CD&V.

La N-VA prête à discuter d'un impôt sur le capital

Johan Van Overtveldt, le nouveau ministre des Finances. © Belga

"Le tax shift (déplacement de la pression fiscale vers d'autres revenus que ceux du travail) doit être examiné. Cela se fera au gouvernement", a indiqué le ministre des Finances Johan Van Overtveldt en se référant à l'accord de gouvernement, "la seule voix qui compte".

L'impôt sur les revenus du capital "peut être examiné dans le cadre global du tax shift", a confirmé le chef de groupe N-VA, Hendrik Vuye, coupant court aux critiques de l'opposition. La discussion pourra avoir lieu à condition notamment qu'on baisse les charges sur le travail. Il ne pourra donc s'agir d'un impôt supplémentaire, a-t-il dit. La N-VA demande également que l'éventuelle taxe sur le capital "ne touche ni les petits épargnants, ni la classe moyenne". Il a ajouté que la N-VA profiterait de la discussion pour mettre un certain nombre de nouveaux éléments socio-économiques sur la table, profitant de l'"ouverture" de l'accord de gouvernement.

Interrogé dans les couloirs de la Chambre, le chef de groupe Open Vld Patrick Dewael a répliqué qu'il n'était pas question d'ouvrir l'accord de gouvernement, celui-ci prévoyant une réforme fiscale. "Tout peut être examiné, je m'en tiens à l'accord de gouvernement", a-t-il dit, citant Bart De Wever qui avait réagi de la sorte à la proposition de Maggie De Block de discuter de l'actuelle politique de pénalisation des drogues.

Interrogeant le ministre avant M. Vuye, Peter Vanvelthoven (sp.a) et Stéphane Crusnière (PS) avaient jugé "criminel" de se priver d'une manne financière potentielle de 2 milliards d'euros dans le contexte social difficile du moment. Ils s'en étaient notamment pris au CD&V coupable à leurs yeux de se limiter à de "belles paroles".

Le CD&V insiste depuis la manifestation du 6 novembre sur la nécessité de mettre les revenus du capital à contribution mais il n'a pas exigé qu'un tel impôt figure dans le budget 2015.

Le ministre du Budget Hervé Jamar avait renvoyé à l'accord de gouvernement qui ne prévoit pas explicitement de taxer les revenus du capital mais il n'avait pas fermé la porte à la discussion si le CD&V déposait une proposition.

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