La N-VA irrite une nouvelle fois ses partenaires flamands

05/03/15 à 14:45 - Mise à jour à 14:45

Source: Belga

La N-VA irrite une nouvelle fois ses partenaires flamands. Objet de la rancoeur, cette fois, une fuite dans les médias orchestrée par la présidente de la commission du Parlement flamand sur la lutte contre la radicalisation violente.

La N-VA irrite une nouvelle fois ses partenaires flamands

Nadia Sminate (N-VA). © Belga

Le CD&V et l'Open Vld reprochent à Nadia Sminate (N-VA) d'être sortie dans la presse alors que l'objectif de la commission était d'aboutir d'ici aux vacances de Pâques à une résolution qui rencontrerait un large assentiment, dépassant le traditionnel clivage majorité-opposition. La députée nationaliste a préféré livrer à la presse ses conclusions à l'issue de quatre semaines d'auditions.

"C'est inapproprié et inédit", a fustigé le député Jo De Ro (Open Vld). "Nous nous situons dans une phase très difficile des négociations, qui ne pourront aboutir que si la discussion se déroule dans un climat serein", a-t-il rappelé.

Son collègue du CD&V, Ward Kennes, ne s'est pas montré moins irrité. "Il avait été décidé hier de ne pas communiquer et de se laisser quelques semaines pour accoucher d'un texte", a-t-il expliqué. "C'est une thématique sensible, à l'égard de laquelle les politiques doivent se comporter en adultes. La présidente est censée montrer l'exemple", a estimé l'élu démocrate-chrétien.

La démarche de l'élue N-VA a été dénoncée avec au moins autant de virulence par les partis d'opposition. "C'est un coup de semonce, mais un mauvais. On pourrait attendre d'un président (de commission) de la retenue plutôt que de la récupération politique", a notamment regretté la députée de Groen Elisabeth Meuleman, vice-présidente de la commission.

Le CD&V et l'Open Vld espèrent que malgré ce flottement, l'importance de la thématique l'emportera sur cette agitation politique, de sorte qu'une résolution puisse voir le jour. "Je pense que c'est encore possible", a estimé Jo De Ro. Selon lui, 70 à 80% des recommandations sont portées par l'ensemble du parlement.

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