La N-VA et le CD&V ont repris langue, des contacts informels se dessinent

18/07/14 à 20:23 - Mise à jour à 20:23

Source: Le Vif

Les deux partis négociant la formation d'un nouveau gouvernement flamand, la N-VA et le CD&V, ont repris langue vendredi après un blocage survenu jeudi, a appris l'agence BELGA de sources concordantes.

La N-VA et le CD&V ont repris langue, des contacts informels se dessinent

© Belga

Des contacts ont à nouveau eu lieu, sans que l'on sache lequel des deux - probables futurs - partenaires en ait pris l'initiative et à quel niveau les discussions se déroulent. "Des contacts informels entre négociateurs" sont prévus au cours des prochains jour pour rétablir la confiance, a-t-on indiqué de bonne source. Un accord avant la Fête nationale, lundi prochain, apparaît toutefois comme très improbable.

Les discussions formelles entre la N-VA et le CD&V en vue de former un nouveau gouvernement flamand sont suspendues depuis le blocage abrupt survenu jeudi matin. Les deux partis se sont affrontés après la réunion de mercredi soir. Les versions divergent à propos de l'origine de la mésentente.

Au CD&V, la position de la N-VA sur les provinces et le bien-être, c'est-à-dire le financement du soutien aux personnes handicapées, suscitait le mécontentement. "Les besoins de ce secteur sont particulièrement importants. Il s'agit de choisir des priorités", indiquait-on. Les divergences de vues seraient encore assez importantes: on parle d'une différence de centaines de millions d'euros. A la N-VA, on a réagi avec surprise à cette critique du CD&V.

Selon le parti nationaliste, le CD&V revient sur des accords déjà conclus. La N-VA suggère à nouveau que le véritable problème du CD&V se trouve ailleurs, c'est-à-dire en la personne du ministre président sortant, Kris Peeters - et de son avenir politique. Une suggestion fermement démentie au CD&V, qui assure qu'il n'y a pas de "problème Peeters".

"Il est traditionnel que lors de la formation d'un gouvernement les points les plus difficiles subsistent encore et que cela provoque des tensions", a commenté vendredi soir le président des nationalistes flamands, Bart De Wever, sur la chaîne de télévision régionale anversoise ATV.

Il a également exprimé son espoir que "tout se déroule bientôt rapidement, sans évoquer d'échéance précise.

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