La ministre de la Santé s'engage auprès des familles à concrétiser le "Plan autisme"

27/01/14 à 21:43 - Mise à jour à 21:43

Source: Le Vif

Une délégation de parents d'autistes et de l'association Inforautisme, qui revendiquent la concrétisation du "Plan Autisme", a rencontré lundi la ministre de la Santé, Laurette Onkelinx, pour lui faire part de la situation jugée "insoutenable" pour les familles confrontées à l'autisme au quotidien.

La ministre de la Santé s'engage auprès des familles à concrétiser le "Plan autisme"

© Belga

Ce handicap qui affecte les compétences de la personne dans la communication et les relations sociales, concerne une personne sur 1.000. La Belgique ne dispose pas de données précises, mais, selon les estimations, entre 70.000 à 100.000 personnes sont confrontées à une forme plus ou moins grave d'autisme. La ministre s'est engagée à avancer "du mieux qu'elle pouvait" sur le "Plan Autisme" ainsi que dans l'élaboration d'un recensement des personnes autistes en Belgique, a indiqué un membre d'Inforautisme à l'issue de la réunion qui a duré plus de deux heures.

"Cette réunion ne représentait pas une finalité en soi, nous allons encore interpeller les députés fédéraux et régionaux afin d'aborder la problématique de l'accompagnement mais aussi de l'enseignement, ainsi que l'ensemble des présidents de partis pour qu'ils inscrivent le 'Plan Autisme' dans leur programme en vue des élections", a-t-il souligné. "Ces solutions nécessitent un accord rassemblant les Régions, les Communautés et le Fédéral pour mettre en place un véritable plan autisme", a également noté la ministre dans un communiqué.

Laurette Onkelinx a également promis d'interpeller l'Inami afin de prévoir le remboursement des séances de logopédie sans qu'un test de QI ne soit obligatoire, a précisé Valérie Waroquier, mère d'un enfant autiste.

"Le futur statut d'aidant proche devrait également permettre de soutenir et protéger les parents qui dédient leur vie à leurs enfants atteints d'autisme par exemple. La révision des grilles d'évaluation (de la prévoyance sociale, ndlr), pour prévoir la prise en charge des déficiences neuro-sensorielles notamment, est aussi une nécessité", a estimé la ministre qui a reconnu les difficultés d'insertion sociale des autistes.

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