La menace d'un procès pour harcèlement se précise après les suicides chez France Télécom

07/07/16 à 12:42 - Mise à jour à 12:42

Source: Belga

(Belga) Après sept ans d'enquête sur une vague de suicides au sein de France Télécom, la menace d'un procès pour harcèlement moral se précise contre l'opérateur de télécommunications français, devenu Orange, son ex-patron et plusieurs autres anciens dirigeants du groupe.

La menace d'un procès pour harcèlement se précise après les suicides chez France Télécom

La menace d'un procès pour harcèlement se précise après les suicides chez France Télécom © BELGA

Dans des réquisitions datées du 22 juin, le parquet de Paris a demandé le renvoi devant un tribunal correctionnel de l'entreprise, en tant que personne morale, et de son ancien PDG Didier Lombard, à qui l'affaire avait coûté son poste, a appris l'AFP de source judiciaire. Une demande similaire a été émise contre deux autres anciens dirigeants de France Télécom, l'ex-numéro deux, Louis-Pierre Wenes, et l'ex-responsable des ressources humaines, Olivier Barberot. Le parquet a aussi requis le renvoi de quatre cadres pour complicité. La décision de suivre ou non ces demandes appartient désormais au juge d'instruction de l'affaire, qui remonte à 2008-2009 et avait eu un retentissement énorme en France. A l'origine des faits, le parquet de Paris reproche à l'entreprise et à son PDG une politique de déstabilisation des salariés pour accélérer les départs au sein de l'entreprise, engagée à l'époque dans une restructuration délicate. Dans ses réquisitions, il évoque des "agissements répétés" dès 2007, ayant eu pour effet de "déstabiliser" les employés et de "créer un climat professionnel anxiogène", selon une source proche de l'enquête. Trente-neuf salariés victimes sont notamment cités: 19 suicidés, 12 qui ont tenté de mettre fin à leurs jours, et 8 ayant sombré en dépression ou contraints à un arrêt de travail. (Belga)

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