La Marche Blanche, 20 ans après - "J'avais la sensation qu'An était à mes côtés"

19/10/16 à 08:43 - Mise à jour à 08:46

Source: Belga

(Belga) "Nous avons été submergés par des milliers de fleurs, toutes étaient blanches. Il y avaient beaucoup de gens autour de moi - j'ai réalisé par la suite qu'il s'agissait de policiers et de membres de la Sûreté de l'Etat - qui me proposaient de porter ces fleurs, mais j'ai refusé. Je voulais les porter moi-même. Elle me donnaient de la force et du courage, j'avais la sensation qu'An était à mes côtés", se souvient Paul Marchal, 20 ans après la Marche Blanche.

"Ce qui m'a le plus marqué, c'est l'élan de solidarité de milliers de personnes. Des anonymes", ajoute celui qui est aujourd'hui directeur de l'école maternelle et fondamentale De Puzzel à Hasselt. Certains souvenirs lui laissent cependant un goût amer. Après la Marche Blanche, Paul Marchal s'est tourné vers la politique. "Je suis assez idéaliste. Ce sont les hommes politiques qui font les lois. J'ai pensé que pour faire changer les choses, je devais m'engager activement. Et comme les partis traditionnels avaient échoué, je devais créer un nouveau parti", explique-t-il. Vingt ans après, il confesse avoir été mal inspiré. "J'étais trop naïf. Je ne pouvais pas m'imaginer ce qui se passerait ensuite. Je n'étais pas préparé à ce qu'à côté de personnes bien intentionnées, il y en ait d'autres qui surviennent dans le parti avec de mauvaises intentions. Ce n'est qu'après les élections de 1999 et de nombreuses querelles qu'il m'est apparu que c'était un échec", dit-il. (Belga)

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