La majorité PS-cdH refuse de réunir la Commission de l'Education

26/08/14 à 18:34 - Mise à jour à 18:41

La majorité PS-cdH a refusé de réunir cette semaine la Commission de l'Education à propos du manque de places dans l'enseignement fondamental à Bruxelles, à quelques jours de la rentrée scolaire. Le MR, à l'origine de la demande, a exprimé sa colère dans un communiqué.

La majorité PS-cdH refuse de réunir la Commission de l'Education

© Belga

La Fédération des Associations de Parents de l'Enseignement Officiel (FAPEO) a tiré lundi la sonnette d'alarme devant les problèmes rencontrés dans certaines communes bruxelloises où le boom démographique se fait particulièrement ressentir. Les places en maternelle et en primaire manqueraient et les renforts annoncés par le gouvernement précédent se feraient attendre.

Le MR a réclamé la réunion de la Commission de l'Education du parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles pour permettre à la ministre de l'Education, Joëlle Milquet, de faire le point sur la situation. Le président de l'assemblée a consulté les chefs de groupe mais la majorité n'a pas répondu favorablement à la demande. La ministre enverra aux députés un rapport écrit.

"Plus que refuser de venir s'expliquer devant les parlementaires, le gouvernement invente de nouvelles procédures, dictant sa loi au parlement. Ainsi, la ministre de l'Enseignement, Joëlle Milquet, accepte d'envoyer une note unilatérale aux parlementaires pour cette fin de semaine. Je voudrais rappeler que dans un vrai débat parlementaire, le député pose ses questions au ministre et a ensuite le dernier mot. Ici, pas de questions, pas de droit de réplique. Que la ministre envoie son communiqué de presse, ce sera plus simple finalement! " s'est énervée la chef de groupe MR, Françoise Bertieaux.

En juillet, dans sa déclaration politique communautaire, le ministre-président Rudy Demotte avait pourtant réaffirmé l'importance du rôle joué par le parlement, a fait remarquer Mme Bertieaux. "Les rôles sont inversés ! Le parlement n'a plus son rôle préventif et de contrôle et le gouvernement nous a dicté l'ordre du jour. Voilà des débuts peu reluisants pour ce nouveau gouvernement", a-t-elle ajouté.

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