"La lutte contre le terrorisme ne justifie pas tous les excès"

28/09/16 à 08:13 - Mise à jour à 08:16

Source: Belga

(Belga) "La lutte contre le terrorisme ne justifie pas tous les excès", a déclaré mercredi Alexis Deswaef, le président de la Ligue des droits de l'Homme (LDH), en réaction aux révélations de Fayçal Cheffou qui prétend avoir subi de mauvais traitements durant sa détention liée à l'enquête sur les attentats de Bruxelles, sans pour autant présumer de la véracité de ses déclarations.

"La lutte contre le terrorisme ne justifie pas tous les excès"

"La lutte contre le terrorisme ne justifie pas tous les excès" © BELGA

Fayçal Cheffou a été interrogé avec d'autres détenus pour terrorisme par Human Rights Watch (HRW) dans le cadre d'un rapport sur la gestion des attentats de Paris et Bruxelles attendu fin octobre. Amnesty International investigue actuellement de manière plus large sur les mesures anti-terrorisme. Concernant le prétendu passage à tabac de M. Cheffou en cellule, Alexis Deswaef fait état de plaintes similaires: "Dans un tiers des cas qui nous sont signalés via notre nouveau site ObsPol (Observatoire des violences policières), les violences policières ont lieu dans les commissariats, quand la personne est déjà sous contrôle et maîtrisée ou dans la voiture de police quand les personnes sont déjà menottées. C'est évidemment inacceptable." S'il n'y a pas de mesures généralisées qui portent atteinte aux droits des détenus, M. Deswaef estime que des dérives dans les pratiques peuvent nuire à la dignité des personnes: "On peut fouiller une personne à nu, mais il n'y a aucune raison de maintenir une personne nue dans une cellule. (...) On peut aller jusqu'à surveiller tous les quarts d'heure un détenu en cellule pour éviter un suicide, mais le but n'est pas de priver la personne de sommeil, seulement de vérifier que la personne dort toujours." (Belga)

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