La justice dédouane Ferrero après la mort d'une fillette qui jouait avec un oeuf Kinder

01/02/16 à 20:04 - Mise à jour à 20:04

Source: Belga

(Belga) La justice française a écarté lundi toute "infraction pénale" imputable au géant italien de la confiserie Ferrero, après le décès mi-janvier à Toulouse d'une fillette qui jouait avec un oeuf "Kinder Surprise", un de ses produits vedette.

La justice dédouane Ferrero après la mort d'une fillette qui jouait avec un oeuf Kinder

La justice dédouane Ferrero après la mort d'une fillette qui jouait avec un oeuf Kinder © BELGA

L'enfant de trois ans et demi, morte dans la nuit du 16 au 17 janvier, s'était bien "amusée avec un petit jouet offert dans les oeufs en chocolat Kinder", a confirmé le procureur responsable de l'enquête, Cécile Deprade, dans un communiqué. Cependant, "les vérifications effectuées quant à l'utilisation de ce jouet ne permettent pas la mise en cause de son fabricant", estime la magistrate. Elle relève en particulier que la "notice d'accompagnement" du jouet, qui interdit son utilisation par un enfant de moins de 3 ans, stipule également qu'il peut l'être par un enfant plus âgé mais "sous la surveillance d'un adulte". "Par ailleurs, l'enquête diligentée a également établi que la petite fille avait l'habitude de s'amuser avec ce jouet depuis environ un mois sans qu'il n'y ait jamais eu aucun problème", souligne-t-elle. "Dès lors, en l'état de la procédure et des investigations menées, aucune infraction pénale n'est constituée à l'égard de quiconque", conclut Mme Deprade. La mère de la fillette avait alerté les gendarmes le 16 janvier en début d'après-midi après avoir constaté que l'enfant "était en train de s'étouffer". Appelé au secours, le grand-père était parvenu à extirper un "élément de jouet qui obstruait la trachée", mais la fillette avait succombé à l'hôpital le lendemain, des suites d'un arrêt cardiaque. Ferrero, le fabricant de l'oeuf Kinder Surprise, qui n'avait pas encore réagi lundi soir, avait, peu après le décès de la fillette, assuré que la sécurité était "sa priorité numéro 1", soulignant que "tous ses produits" sur le marché "sont contrôlés par des instituts reconnus par la Communauté européenne". (Belga)

Nos partenaires