"La grève doit se passer dans de bonnes conditions"

26/01/12 à 18:05 - Mise à jour à 18:05

Source: Le Vif

Le Premier ministre Elio Di Rupo comprend les grévistes, mais également ceux qui en craignent les inconvénients.

"La grève doit se passer dans de bonnes conditions"

© Reuters

Les syndicats doivent faire en sorte que la grève générale prévue lundi prochain se déroule dans les meilleures conditions possible, a dit le Premier ministre Elio Di Rupo jeudi à la Chambre. Il a ajouté que le département de l'Intérieur et les bourgmestres devront également jouer leur rôle.

Le Premier ministre répondait ainsi aux questions de Patrick Dewael (Open Vld) et Barbara Plas (VB). M. Dewael a notamment insisté sur le fait qu'il y aura également un sommet européen ce jour-là à Bruxelles.

Il s'est demandé si les bourgmestres pourront faire appel au renfort de la réserve fédérale pour maintenir l'ordre comme ils peuvent le faire habituellement, ou si cette réserve sera entièrement mobilisée pour le sommet européen.

Dans sa réponse, le Premier ministre a dit que la grève était de "la responsabilité de ceux qui l'ont décidée". Il a une nouvelle fois insisté sur le fait que les réformes décidées par le gouvernement sont essentielles pour assurer le financement de la sécurité sociale.

M. Di Rupo a aussi répété qu'il comprenait l'inquiétude d'une partie de la population face à ces mesures. "Je comprends aussi ceux qui craignent les inconvénients qui découleront de la grève de lundi. Il est important que chacun puisse exprimer ses préoccupations", a-t-il ajouté.

Il a également rappelé que le gouvernement avait repris le dialogue avec les organisations syndicales du secteur public et du secteur privé. En conclusion, M. Di Rupo a dit que les syndicats doivent faire en sorte que la grève générale se déroule dans les meilleures conditions possible et que le département de l'Intérieur et les bourgmestres devront jouer leur rôle.

Le Premier ministre a encore défendu les mesures prises par le gouvernement en réponse à une question d'Olivier Deleuze (Ecolo) qui lui reprochait de mener une politique rigoureuse et une austérité déflationniste.

Elio Di Rupo a cité le cas de nombreux pays européens, et plus spécialement ceux de la zone euro, y compris l'Allemagne et la France, qui ont pris des mesures beaucoup plus sévères.

LeVif.be avec l'Express.fr

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