La grève de trains à la SNCB est bien suivie

18/10/10 à 07:16 - Mise à jour à 07:16

Source: Le Vif

Il ne devrait pas y avoir de trains ce lundi sur le réseau de la SNCB, les cheminots étant en grève. Du coup, la circulation est intense sur les routes. Et le débat sur le service minimum refait surface.

La grève de trains à la SNCB est bien suivie

© Belga

Aucun train ne roule lundi tôt matin sur le réseau ferroviaire de la SNCB, indique Frédéric Petit, porte-parole d'Infrabel, le gestionnaire de l'infrastructure ferroviaire, lundi vers 05h30. Le trafic ferroviaire est à l'arrêt depuis dimanche à 22h00 en raison d'une grève menée par une partie du personnel de la SNCB. Ce mouvement de 24 heures est une initiative du syndicat socialiste CGSP. L'action est soutenue par le syndicat indépendant SIC, mais pas par les syndicats libéral et chrétien.

Lundi vers 05h30, il semblait donc que la grève soit très bien suivie sur l'ensemble de la Belgique. "Il est encore un peu tôt, mais nous prévoyons qu'aucun train ne roule aujourd'hui en Wallonie, à Bruxelles et en Flandre", selon Frédéric Petit. Des piquets de grève ont été installés à de nombreux endroits. Les trains qui ont pu partir dimanche avant 22h00 sont arrivés dans les grandes gares, où ils bloquent la circulation.

Du coup, la circulation sur les routes est fort dense lundi matin. Les embouteillages se font ressentir davantage sur tous les accès en direction de Bruxelles et des grandes villes telles que Gand ou Anvers. De plus, un accident impliquant un camion et plusieurs voitures a eu lieu sur la E40 Ostende-Bruxelles à hauteur d'Alost. "Les files ont commencé plus tôt ce lundi matin", indique-t-on du côté de la police routière. Les routes sont plus encombrées que d'habitude et la circulation sur le ring est très dense. Vers 7h, on enregistrait près de 200 kilomètres de file. Vers 8h15, on en était à quelque 320 kilomètres.

Et comme de coutume en pareille circonstance, le débat sur le service minimum est relancé. Ainsi, le sénateur Open Vld Guido De Padt plaide-t-il pour l'introduction obligatoire d'un service minimum, pouvait-on lire dans De Zondag. Guido De Padt estime que les partenaires sociaux du secteur ferroviaire doivent réfléchir d'urgence à l'instauration d'un service minimum. A cet égard, il va déposer avec quelques collègues une proposition de loi actualisée.

Pour Guido De Padt, un service minimum signifie que les "voyageurs peuvent compter sur un service assez large durant les heures de pointe du matin et du soir mais que l'offre reste plus limitée en dehors de ces heures."

Le sénateur Open Vld est d'avis que les partenaires sociaux doivent d'abord recevoir l'opportunité de s'accorder eux-mêmes sur le service minimum. Mais si ce n'est pas le cas, "le politique doit prendre ses responsabilités." L'an dernier, les sénateurs Open Vld Marc Verwilghen, Bart Tommelein et Nele Lijnen avaient déjà préparé une proposition de loi sur le service minimum. A long terme, le parti voit des signes positifs dans une libéralisation du transport intérieur des passagers.

Quelques trains circulent localement et exceptionnellement en Flandre

Il y a peu ou pas de changement sur le réseau ferroviaire depuis ce matin, indique Frédéric Petit, porte-parole d'Infrabel, le gestionnaire de l'infrastructure ferroviaire, lundi vers 08h00. En Wallonie et Bruxelles, aucun train ne roule. En Flandre, "quelques trains roulent occasionnellement dans le Limbourg, ainsi qu'en Flandres occidentale et orientale".

"Localement et exceptionnellement, quelques trains régionaux circulent en Flandre", selon M. Petit. "Mais nous conseillons aux gens de ne pas compter dessus car leur circulation est très aléatoire", souligne Caroline Powis, porte-parole d'Infrabel.

Des piquets de grève ont été installés à de nombreux endroits. Les trains qui ont pu partir dimanche avant 22h00 sont arrivés dans les grandes gares, où ils bloquent la circulation.

350 kilomètres de files sur les routes à 8h30

Environ 350 kilomètres de files cumulées ont été comptabilisés lundi matin à 8h30, à la suite de la grève de 24 heures menée par une partie du personnel de la SNCB, selon Touring Mobilis. En Wallonie, les files se font essentiellement ressentir sur les axes en direction de Bruxelles.

Sur la E411, entre Namur et Bruxelles, depuis Bierges, Touring Mobilis compte plus d'une heure de ralentissement.

Sur le Ring extérieur, entre Braine-l'Alleud et le carrefour Léonard, les automobilistes accusent un peu moins d'une heure de retard, ce qui est également le cas entre Nivelles Nord et Beersel sur le ring et sur la E40 Liège-Bruxelles à partir de Boutersem.

Vingt-cinq minutes de ralentissement se font également sentir sur la E19 Mons-Bruxelles entre Houdeng et Nivelles Nord et un quart d'heure sur la E429 Tournai-Bruxelles.

Ces embouteillages et ralentissements ont causé la formation de 350 kilomètres de files cumulées à 8h30. On comptabilisait 180 kilomètres d'embouteillages à 7h00.

L'accident qui s'est produit lundi matin sur l'autoroute E40 Ostende-Bruxelles, à hauteur d'Erembodegem (Alost), a causé d'importants embouteillages ainsi que deux blessés légers. L'accident impliquait un camion et trois voitures, a indiqué la police routière de Flandre orientale.

Un autre accident a eu lieu sur la E19 Anvers-Bruxelles à hauteur de Kontich entre deux camions. La première et la deuxième bande, sur quatre, sont fermées, ce qui provoque à nouveau des files, a également rapporté Inforoutes sur son site internet. La sortie Kontich est fermée à la circulation.

LeVif.be, avec Belga

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