25/05/18 à 09:35 - Mise à jour à 09:35

La gauche a-t-elle le monopole de l'indignation ?

Zèle stalinien, charivari à tout va, chaos généralisé et justice nulle part pour ceux qui nuisent à la collectivité. Tel pourrait être le crédo de la tache d'huile gauchiste radicale qui se répand à la-va-comme-je-te-pousse sur la place publique. "Lénine relève toi, ils sont devenus fous..."

La gauche a-t-elle le monopole de l'indignation ?

© Reuters

50 ans ont passé entre les événements de mai 68 et aujourd'hui et pourtant, les grèves sauvages ainsi que les manifestations étudiantes gauchistes sont toujours légion et prennent de plus en plus d'ampleur. Il convenait dès lors de se demander si la gauche avait le monopole de l'indignation.

Notre volonté n'est pas de critiquer les revendications qui sont faites par cette mouvance.

En tant que libéraux nous défendons bien entendu la liberté de chacun de pouvoir exprimer ses idées librement.

En revanche, ce que nous critiquons, c'est plutôt la façon dont le combat idéologique est mené car il est ici bel et bien question de combat et une nouvelle étape a été franchie depuis maintenant quelque temps déjà dans la façon de "défendre" les convictions. La dignité a fait place à la couardise intellectuelle et à une certaine forme d'anarchisme.

Cette gauche est manichéenne. Avec l'émergence de cette mouvance ayant pour fond de commerce une lutte sociale avec un coupable tout désigné qu'est le système, il n'y a plus de place pour le dialogue, le débat et l'échange d'idée. Il y a maintenant les bons qui luttent contre les mauvais avec cette gauche bienpensante qui se pose en seul rempart contre le capitalisme.

Cette gauche est schizophrène. C'est la même gauche bienpensante qui plaide pour des réductions d'impôts à tous azimuts d'une part qui, d'autre demande la gratuité de l'enseignement, des soins de santé ou encore de la Justice.

Or, il ne faut être grand clerc pour savoir que la gratuité n'existe pas puisque le coût de production d'un bien ou d'un service est toujours supporté par quelqu'un.

Cette gauche s'indigne de façon sélective. Elle se doit d'avoir un avis sur tout ou presque...

C'est pour cela qu'on l'entend s'indigner de la politique migratoire du gouvernement fédéral par l'intermédiaire de la ligue des droits de l'Homme, du colonialisme en dégradant des biens publics comme des stèles, des violences policières par l'intermédiaire du MRAX ou encore du conflit israélo-palestinien à simple titre d'exemple.

Cependant, nous ne l'avons jamais entendue s'indigner de la volonté de certains micro-partis de vouloir imposer une "charia occidentale" en Belgique.

Elle s'indignait également de la venue d'un membre du PP lors d'une conférence du cercle des étudiants libéraux de l'ULB mais on ne l'a pas entendue s'indigner lorsque cette même université a nommé un réalisateur négationniste notoire au titre de docteur honoris causa...

L'indignation de cette gauche est à son image, à géométrie variable en tentant de surfer sur une vague populiste...

Cette gauche est égoïste. Il y a peu, 20 individus ont décidé d'occuper une salle d'étude qui peut accueillir plus de 100 personnes à une période où les places se faisaient déjà rares. Cette prise d'otage sans aucune revendication claire est purement et simplement intolérable.

De plus, on pourrait aller jusqu'à dire que les autorités de l'ULB ont été complices dans la mesure où rien n'a été fait pour rétablir l'ordre et que rien ne sera fait pour que les responsables de ces actes soient sanctionnés.

Le parallèle entre la Belgique et la France est désormais établi, c'est cette même gauche bienpensante qui a dégradé plusieurs campus universitaires en France et qui fait de même en Belgique aujourd'hui...

En effet, après avoir tenté de semer la guérilla sociale dans les rues de Bruxelles, la FGTB décide aujourd'hui par l'intermédiaire de l'USE de semer la pagaille sur les campus et cela, nous ne pouvons l'accepter.

Des dégradations ont déjà eu lieu, d'autres auront surement lieu et on pourrait se demander, à ce rythme, pendant combien de temps encore l'ULB disposera de locaux d'étude ?

Fanny Tsiplakis & Laurent Costas

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