"La Flandre veut étouffer Bruxelles"

22/03/13 à 12:22 - Mise à jour à 12:22

Source: Le Vif

Le chef du groupe cdH au parlement bruxellois Benoît Cerexhe dénonce, dans un entretien au Soir, une stratégie flamande visant à "étouffer Bruxelles". "La Flandre a une stratégie planifiée de ponction de l'économie bruxelloise vers l'hinterland", déclare-t-il. Il appelle aussi les Bruxellois à veiller à la fonction économique de la ville.

"La Flandre veut étouffer Bruxelles"

© Image Globe/Virginie Lefour

"Fin 2004, la Flandre a lancé son plan Start, pour le développement économique de l'axe Anvers-Zaventem. Le problème, c'est que ce projet se fait, sciemment, au détriment de l'économie bruxelloise. Le but est d'étouffer progressivement Bruxelles pour, in fine, mieux l'absorber", selon lui.

"Le Diabolo (qui) relie Anvers à Zaventem sans passer par Bruxelles, la tramification du Brabant flamand (extension des lignes de tram, ndlr), l'élargissement du ring", sont d'autres exemples. "Et que dire du RER à deux vitesses : côté flamand, tout est réalisé, côté francophone, on parle de 2025", ajoute l'ex-ministre bruxellois de l'Emploi. Cela signifie, selon lui "que la Flandre assure son développement économique non seulement en dehors de sa capitale mais, pire, au détriment de celle-ci".

Le "vrai test" sera le projet de communauté urbaine, poursuit-il. "Si la Flandre est prête à la faire fonctionner, sa bonne foi sera avérée. Et mes inquiétudes infondées". M. Cerexhe n'épargne pas non plus les francophones de Bruxelles, qui doivent se garder d'une "vision 'Bisounours' de la ville". "Je vois des signaux inquiétants, comme l'intervention permanente des comités de quartier dès qu'un projet d'activité productive, de commerce ou d'horeca émerge. Gare aussi à la vision visant à limiter l'accès de la ville à la voiture, avec la création de goulets d'étranglement ou l'instauration d'un péage urbain. Faire ça, c'est pousser à la délocalisation des entreprises", argumente-t-il.

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