La FEB appelle les grévistes à "ramener le calme dans le pays"

31/05/16 à 13:47 - Mise à jour à 13:47

Source: Belga

(Belga) Dans une lettre ouverte à l'attention des grévistes, l'administrateur délégué de la Fédération des Entreprises de Belgique (FEB) dit comprendre les inquiétudes des travailleurs en grève, mais pas la méthode actuellement usée par les syndicats pour faire entendre leur voix. Pieter Timmermans reconnait notamment que "l'urgence d'investissements supplémentaires dans la mobilité n'est plus à démontrer", de même que "les conditions de travail sont indignes dans les prisons", mais estime qu'il est temps "de ramener le calme dans le pays".

"Je suis, comme vous, inquiet pour l'avenir de notre pays, pour l'avenir de nos enfants. J'ai bien conscience que notre pays se situe dans un tournant. Le moment est néanmoins venu de le remettre dans le droit chemin", estime M. Timmermans. Pour lui, l'impasse dans laquelle sont actuellement plongées bon nombre de négociations - notamment à la SNCB et dans les prisons (les deux principaux syndicats francophones n'ayant pas signé le protocole de M. Geens lundi, NDLR) - n'aura qu'une conséquence: "nous serons tous perdants". C'est bien la forme des revendications que dénonce l'homme fort de la FEB. Pour lui, continuer à faire grève reviendrait pour les grévistes à "scier la branche" sur laquelle ils sont assis. Concrètement, Pieter Timmermans invite les partenaires sociaux du niveau fédéral et des instances régionales à se rencontrer simultanément et à dresser une liste des questions qu'ils souhaiteraient poser aux autorités, afin de "dissiper par mal d'imprécisions et de mauvaises interprétations". Le gouvernement a également un rôle à jouer pour débloquer la situation, notamment en demandant un allègement à la Commission européenne des règles Eurostat en matière d'investissements publics pour le pays, conclut-il. (Belga)

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