La façade du MR vandalisée par la FGTB

21/10/14 à 13:36 - Mise à jour à 16:07

Source: Belga

Deux cents permanents et affiliés de la centrale générale de la FGTB Namur se sont rendus au siège du MR à Bruxelles. Ils ont jeté sur les vitres du bâtiment des billes de paint-ball jaunes pour "repeindre la façade du MR en jaune", couleur du parti N-VA". "Ceci n'est qu'une mise en bouche" précise la FGTB.

La façade du MR vandalisée par la FGTB

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Les permanents et affiliés de la centrale générale de la FGTB Namur se sont rendus vers 10h15 devant le siège du MR, situé avenue de la Toison d'Or. D'après la police locale, ils étaient une petite centaine et ont jeté des pierres contre les vitres du bâtiment et des fumigènes à l'intérieur. L'action a duré une trentaine de minutes.

"Nous avons voulu annoncer la couleur au gouvernement Michel pour les mois à venir. D'un point de vue syndical, la réforme du gouvernement est inadmissible sur les aspects sociaux. Nous avons été mis devant le fait accompli sans la moindre concertation", a indiqué Arnaud Levêque, permanent pour la centrale. "Nous avons jeté des billes de paint-ball jaunes sur la façade du MR car ce dernier a donné la clé de l'État à la N-VA. Ce denier a commencé son détricotage de l'État et de la sécurité sociale", a-t-il conclu.

"Du vandalisme totalement inacceptable"

Le président du MR Olivier Chastel a dénoncé mardi midi l'"opération commando" menée un peu plus tôt dans la journée par des militants de la FGTB contre le siège du parti à Bruxelles, les qualifiant "d'actes de vandalisme et de violence totalement inacceptables".

"Sans avoir tenté le moindre dialogue, sans avoir demandé à rencontrer le président du MR, les manifestants ont saccagés à l'aide de peinture et d'objets divers la façade et plusieurs vitrines du bâtiment. Une bombe fumigène a été jetée dans le hall d'entrée alors que du personnel d'accueil s'y trouvait", a déploré le nouveau chef de file des réformateurs dans un communiqué. "J'ai toujours défendu, comme mon parti, l'importance du dialogue et de la concertation sociale. Je désapprouve l'action de violence de ce matin. Il n'y a pas de volonté de dialogue par de tels actes. C'est d'autant plus regrettable que de telles actions sont marquantes et choquantes pour le personnel qui a subi une telle agression ce matin", a-t-il ajouté.

"Ceci n'est qu'une mise en bouche"

"Le gouvernement fait preuve de bien plus de violence: blocage des salaires, saut d'index, quasi-suppression des prépensions, recul de l'âge de la pension, restriction des crédits-temps, travail gratuit pour les chômeurs... Autant d'attaques frontales envers les travailleurs et les allocataires sociaux", ont déclaré Jean-Claude Hubert, secrétaire régional de la FGTB Namur, et Arnaud Levêque, secrétaire régional adjoint, mardi après-midi dans un communiqué, réagissant aux propos du président du MR. Olivier Chastel.

Le syndicat se dit "mis devant le fait accompli", toutes les mesures étant "déjà ficelées", et dénonce une "concertation sociale de façade". "Si tel est le fonctionnement du gouvernement, nous adoptons cette même logique et sommes prêts maintenant à discuter avec eux de notre action de ce matin", ajoute la FGTB Namur avant de prévenir: "que Charles Michel et l'ensemble du gouvernement sachent que ceci n'était qu'une mise en bouche par rapport à la réaction syndicale qui s'annonce dans les semaines et mois à venir."

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