La douane veut inspecter chaque container du port d'Anvers

04/04/18 à 13:27 - Mise à jour à 13:27

Source: Belga

La douane belge cherche un moyen pour contrôler chaque container à son arrivée dans le port d'Anvers, selon une information de l'hebdomadaire flamand Knack confirmée par la douane. Actuellement, environ 1% des containers sont inspectés.

La douane veut inspecter chaque container du port d'Anvers

© MARIE-NOELLE DAILLY

Le port d'Anvers est connu pour être l'une des portes d'entrée pour la cocaïne en Europe. En 2017, une quantité record de près de 40 tonnes de drogue a ainsi été interceptée. Au printemps 2018, le compteur indique déjà 17,5 tonnes. Le "stroomplan" (le plan du fleuve, en référence à l'Escaut et au plan Canal bruxellois) doit également intensifier considérablement les contrôles, alors que plusieurs cas de violences ont été rapportés dans la banlieue anversoise. Le directeur des douanes Kristian Vanderwaeren a dès lors déclaré à Knack que ses services recherchaient des solutions afin de contrôler tous les containers pertinents, ce qui représente de trois à trois millions et demi de cargaisons contre 34.000 actuellement. L'une des idées avancées est donc d'acquérir plus de scanners et de placer du matériel de détection directement aux terminaux pour un contrôle immédiat. Une large consultation est en cours et la douane étudie en outre la faisabilité et la pertinence d'un scanning de grande envergure. Les résultats sont attendus pour octobre. "Le défi consiste ici à effectuer une inspection pointue sans pour autant ralentir le flux rapide des marchandises, pour lequel le port est reconnu", pointe M. Vanderwaeren. Jusqu'à il y a quelques années encore, Anvers était moins stricte que son concurrent direct Rotterdam et donc plus intéressant pour les trafiquants, analyse Letizia Paoli, criminologue à la KUL. La situation s'est toutefois améliorée entre-temps, estime l'experte. Si certains insinuent que le degré moindre de vigilance à Anvers est lié à la protection de cette position concurrentielle, le parquet anversois soutient que les paramètres économiques n'entrent pas en jeu lors des inspections douanières.

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