La direction de Tihange a rencontré les organisateurs de la chaîne anti-nucléaire

08/10/17 à 14:55 - Mise à jour à 14:57

Source: Belga

(Belga) Les organisateurs de la chaîne anti-nucléaire ont rencontré dimanche la direction d'Engie Electrabel sur le site de Tihange. Alors que le porte-parole de la centrale mosane se dit satisfait de la réunion, les militants en ressortent déçus, en matière de transparence notamment.

Engie Electrabel a invité dimanche les organisateurs de la chaîne humaine, qui a eu lieu le 25 juin dernier aux abords de la centrale de Tihange, à une rencontre avec Thierry Saegeman, chief nuclear officer et Jean-Philippe Bainier, directeur du site. "Cette rencontre confirme la volonté d'Engie Electrabel de mener un dialogue constructif et transparent tant avec les riverains de la centrale qu'avec les citoyens allemands et hollandais qui s'interrogent sur les centrales nucléaires belges", a précisé par voie de communiqué un porte-parole de la centrale mosane. Les responsables du producteur d'électricité ont rappelé que, selon les autorités internationales, les centrales belges sont robustes et que la sûreté nucléaire a toujours constitué la priorité absolue d'Engie Electrabel. "Lors de cet échange, la direction d'Engie Electrabel a écouté avec beaucoup d'attention les messages des organisateurs de la manifestation et a répondu à toutes leurs questions", ajoute le porte-parole de l'entreprise. Les organisateurs de la chaîne humaine estiment quant à eux que l'échange de ce dimanche est décevant. "Nous avons été reçus très poliment, mais nous ne sommes pas satisfaits quant au fond", commente Alexander Marc, porte-parole de l'organisation. "Le producteur dit être ouvert à la venue d'experts, mais pour autant que ceux-ci signent un accord de confidentialité, ce qui est inacceptable dans la mesure où nous voulons que les informations soient publiques", estime-t-il, regrettant également qu'Engie Electrabel "se cache derrière la loi". "En tant qu'entreprise privée, ils peuvent fermer Tihange 2 et Doel 3 quand ils le souhaitent, mais ils préfèrent attendre l'échéance fixée par la loi", ajoute Alexander Marc. Entre autres reproches, le porte-parole de l'association évoque une couverture insuffisante au niveau de l'assurance. "Ils sont assurés pour 1,2 milliard d'euros, ce qui est suffisant au niveau de la loi, mais en réalité largement insuffisant. A titre d'exemple, les dégâts occasionnés par l'accident de Fukushima représentent un coût de l'ordre de 1.400 milliards", prévient encore Alexander Marc. (Belga)

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