La dette publique belge nécessitera-t-elle des efforts supplémentaires?

27/11/14 à 19:29 - Mise à jour à 19:29

Source: Belga

La Commission européenne se prononcera vendredi sur les projets de budget de la Belgique et de 15 autres Etats membres. Selon certaines indiscrétions, le royaume peut s'attendre à un rapport critique.

La dette publique belge nécessitera-t-elle des efforts supplémentaires?

Johan Van Overtveldt, ministre des Finances © Belga Image

Parmi les points préoccupants, figure la dette publique. "Nous avons tout déployé pour éviter des efforts supplémentaires", a-t-on indiqué au cabinet du ministre des Finances, Johan Van Overtveldt. Des sources internes à la Commission européenne ont laissé entendre ces derniers jours que la Belgique et 6 autres pays de la zone euro courent le risque de ne pas satisfaire aux obligations européennes. La dette publique aurait dû baisser de 2% annuellement mais elle menace de représenter cette année 105,8% du PIB et 107,3% l'an prochain.

"De nos contacts avec la Commission, il semble qu'il y a une préoccupation, notamment sur la dette. Les pays qui viennent de sortir d'une procédure de déficit excessif, comme la Belgique, doivent encore fournir des efforts dans les années qui viennent. Et cela a été insuffisant en 2014. Les réactions à propos des mesures structurelles pour 2015-16 sont plus positives", a-t-on ajouté au cabinet des Finances.

Le gouvernement a envoyé la semaine passée une lettre à la Commission qui explique les réformes prévues en matière budgétaire et dans le domaine socio-économique. Le courrier a été bien accueilli, a affirmé une source au sein de la Commission.

La Belgique pourrait recevoir le bénéfice du doute. Elle ne serait toutefois pas sortie d'affaire. Au printemps, une nouvelle évaluation est prévue. La Commission disposera alors des chiffres définitifs du budget de cette année. Le royaume pourrait alors flirter à nouveau avec le seuil de 3% de déficit. Des problèmes sont également susceptibles de se poser en matière de "tax shift" (glissement de la charge fiscale) et de réforme de marché du travail.

Depuis le déraillement des finances publiques grecques, la Commission exerce un contrôle renforcé sur les pays de la zone euro. Il lui revient d'évaluer les projets de budget avant qu'ils ne soient approuvés par les parlements nationaux.

Les ministres des Finances de la zone euro discuteront des avis de la Commission le 8 décembre.

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