La Défense a échappé au pire, mais...

20/10/14 à 16:28 - Mise à jour à 17:11

Source: Belga

Le ministère de la Défense devra à nouveau épargner l'an prochain, même s'il a échappé au pire, a indiqué lundi le nouveau responsable du département, Steven Vandeput (N-VA), qualifiant l'année 2015 de "grand défi".

La Défense a échappé au pire, mais...

Steven Vandeput © BELGA

"La Défense a échappé cette fois à (de grands coups de) hache" budgétaire", a-t-il affirmé à la presse lors de sa première activité publique, une visite à l'état-major de la Défense à Bruxelles, une bonne semaine après son entrée en fonction.

Le nouveau ministre de la Défense, Steven Vandeput (N-VA), a joué lundi la carte de la paix communautaire en assurant qu'il serait le "ministre de tous les gens de la Défense", dans une volonté de rassurer les francophones, lors de sa première activité publique, une visite à l'état-major de la Défense à Bruxelles, une bonne semaine après son entrée en fonction.

"Je suis là pour tout le monde, je vais faire mon meilleur pour tout le monde", a-t-il déclaré à la presse dans les deux langues en arrivant en début d'après-midi au quartier Reine Elisabeth, après avoir passé les troupes en revue - étendards compris mais sans Brabançonne, jouée par la musique royale des Guides, avant son arrivée - en compagnie du chef de la Défense (Chod), le général Gerard Van Caelenberge. En passant en revue des contingents issus des quatre composantes de l'armée et escorté par le général Van Caelenberge, il a marqué une pause devant les étendards tricolores rassemblés devant le "Pentagone belge", le bloc H de l'état-major de la Défense, ont constaté les journalistes. "Je serai ministre de tous les gens de la Défense, de toutes les troupes en Belgique, aussi et certainement des francophones", a dans la foulée renchéri M. Vandeput, issu d'un parti nationaliste et qui n'hésite pas lui-même à se proclamer "républicain" comme tous les dirigeants de la N-VA. Alors que l'armée est, dans sa grande majorité, attachée à la monarchie et au respect des symboles de l'Etat. Le nouveau ministre a toutefois admis que son département devra à nouveau épargner l'an prochain, même s'il a, selon lui, échappé au pire. "La Défense a échappé cette fois à (de grands coups de) hache" budgétaire", a-t-il dit, qualifiant néanmoins l'année 2015 de "grand défi".

"Nous allons vraiment faire de notre mieux pour nos hommes et nos femmes qui sont en mission puissent travailler avec du matériel sûr", a ajouté M. Vandeput, qui est également ministre de la Fonction publique. Interrogé sur l'évolution de son budget - il avait affirmé la semaine dernière dans une interview au journal 'Het Belang van Limburg' que les "grosses économies" étaient terminées -, il a toutefois admis lundi que la Défense devrait faire avec moins l'an prochain. "Tout le monde a vu les tableaux (budgétaires présentés la semaine dernière par le gouvernement Michel). Nous avons constaté que cela sera moins", a-t-il dit, sans livrer de chiffres précis. Mais l'effort à fournir pour le budget 2015 se situe autour des 200 millions d'euros. "C'est un gros défi que nous allons discuter ensemble avec l'état-major général", a ajouté le ministre. Il a confirmé qu'il déposerait dans les six mois, comme le stipule l'accord gouvernemental de l'équipe Michel, un "plan stratégique" à long terme pour la Défense. M. Vandeput a souligné qu'il disposait d'"encore un peu de temps" avant une décision sur un gros dossier qui attend le nouveau gouvernement, l'éventuel remplacement des avions de combat F-16, attendue en 2018. Plus concrètement, il s'est montré lundi favorable à une prolongation au-delà du mois initial de la mission des avions de combat F-16 belges engagés depuis début octobre dans la lutte contre le groupe dhjihadiste de l'Etat islamique (EI) en Irak. "La question est posée internationalement pour une prolongation. Je ferai une proposition au Conseil des ministres, à discuter avec le parlement", a-t-il dit. M. Vandeput n'a toutefois pas annoncé d'échéance pour une décision de poursuite de cette mission, qui mobilise six F-16 et quelque 120 personnes déployées en Jordanie. C'est le 24 septembre que le gouvernement démissionnaire Di Rupo a, en Conseil ministériel restreint, autorisé l'engagement de ces avions au sein de la coalition anti-EI mise sur pied par Washington et qui rassemble une vingtaine de pays, pour une durée d'un mois, susceptible d'être prolongée.

M. Vandeput a ensuite rencontré les principaux responsables de la hiérarchie militaire et recevoir une série de "briefings" sur les dossiers les plus importants qui l'attendent en tant que ministre de la Défense, en ce qui concerne les opérations, les investissements et le personnel.

"Tout le monde a vu les tableaux (budgétaires présentés la semaine dernière par le gouvernement Michel 1er). Nous avons constaté que cela sera moins", a-t-il dit, sans livrer de chiffres précis. Mais l'effort à fournir pour le budget 2015 se situe autour des 200 millions d'euros. "C'est un gros défi que nous allons discuter ensemble avec l'état-major général", a ajouté le ministre. M. Vandeput a souligné qu'il disposait d'"encore un peu de temps" avant une décision sur l'éventuel remplacement des avions de combat F-16, attendue en 2018.

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