La communauté congolaise condamne les propos de Theo Francken

29/10/14 à 14:15 - Mise à jour à 14:14

Source: Belga

Des représentants de la communauté congolaise se sont dits blessés mercredi par les propos tenus par Theo Francken (N-VA) à son sujet. Le secrétaire d'Etat à l'Asile et aux Migrations s'était attiré les foudres ces dernières semaines pour d'anciennes déclarations sur la plus-value économique de certaines immigrations.

La communauté congolaise condamne les propos de Theo Francken

Theo Francken (N-VA) © BELGA

"Nous réagissons parce que nous sommes profondément indignés par des propos inadmissibles proférés par une autorité publique, un représentant de l'Etat, et que le gouvernement fédéral semble endosser de par sa timide réaction", ont-ils affirmé, dans une déclaration lue mercredi lors d'une conférence de presse à Bruxelles. Ils ont précisé ne pas avoir voulu répondre à la polémique de "manière épidermique" et avoir pris le temps d'étudier la situation. Plusieurs politiciens d'origine congolaise, comme Gisèle Mandaila, se sont exprimés, ainsi que des figures de la communauté congolaise. Parmi elles, la porte-parole du forum des associations congolaises de l'étranger, Béatrice Leonard Lomami, a indiqué que les quelque 30 pc d'électeurs qui ont voté N-VA lors des dernières élections ne sont certainement pas tous d'accord avec les propos en question. "Theo Francken est certainement trop jeune ou feint de ne pas comprendre l'histoire commune de la Belgique et du Congo, la raison d'être des Congolais dans ce pays ainsi que les apports des Congolais à la société belge", souligne encore la communauté, qui rappelle sa plus-value économique, mais aussi sociale pour le royaume. Elle rappelle par ailleurs que des soldats Congolais sont tombés au combat lors de Grande Guerre et ce, pour la liberté de la Belgique. Le fait que le président de la N-VA Bart De Wever déclare que le secrétaire d'Etat n'a commis aucune faute, constitue selon eux un encouragement pour que "Francken persévère". Et d'ajouter que le Premier ministre Charles Michel n'a lui non plus "pas trouvé à redire sur la polémique alors que plusieurs communautés de son pays sont attaquées". Sans réclamer la démission du secrétaire d'Etat à l'Asile et aux Migrations, les représentants jugent Theo Francken indigne d'être à la tête du département qu'il conduit. Ils dénoncent par ailleurs l'inaction du gouvernement fédéral, lequel devrait selon eux "prendre des mesures qui apaisent les différentes communautés".

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