La CNE dépose un préavis général d'actions

23/01/15 à 13:52 - Mise à jour à 13:52

Source: Belga

Réunie en Comité national, la CNE a décidé de déposer un préavis général d'action pour couvrir tous les arrêts de travail et autres actions menées en janvier et en février dans les entreprises, dans le cadre de la mobilisation contre les mesures du gouvernement Michel, a-t-elle annoncé vendredi.

La CNE dépose un préavis général d'actions

© Belga

"Derrière l'écran de fumée répandu par le gouvernement, la réalité est bien que tous les travailleurs subiront, dans les prochains mois et années, des pertes très importantes et particulièrement injustes", rappelle la CNE qui dit "s'inscrire pleinement dans l'analyse de la CSC: le mini-compromis négocié par le Groupe des Dix fin décembre n'a rien changé au déséquilibre fondamental de l'accord de gouvernement".

Dans ce contexte, la CNE souhaite "informer les travailleuses et travailleurs des suites de la mobilisation exceptionnelle de cet automne, préparer les futures mobilisations au besoin, et soutenir les représentants syndicaux dans leurs négociations actuelles avec les employeurs au sein du Groupe des Dix.

Pour cela, là où un arrêt de travail sera nécessaire, nous le couvrirons", affirme le syndicat chrétien des employés dont le comité national a pointé "le refus plus clair que jamais du saut d'index". "Les organisations syndicales en front commun défendent depuis des mois 4 revendications essentielles : pouvoir d'achat, justice fiscale, emploi et sécurité sociale forte. Sur chacune de ces quatre priorités du front commun syndical, les attentes de nos affiliés - et la mobilisation - restent donc entières", conclut la CNE.

En début de semaine, la CGSP wallonne avait elle aussi annoncé la poursuite des actions "sans attendre la fin des négociations interprofessionnelles" alors qu'une réunion du Groupe des 10 est à nouveau prévue le 26 janvier. Les partenaires sociaux devraient à nouveau y débattre de la marge salariale disponible. Le résultat des négociations sera ensuite évalué par les syndicats qui décideront - ou pas - de poursuivre leur mouvement.

Nos partenaires