La clinique St-Pierre va investir 1,5 M d'euros dans une résonance magnétique nucléaire

28/01/16 à 19:16 - Mise à jour à 19:16

Source: Belga

(Belga) La clinique Saint-Pierre d'Ottignies va se doter d'une toute nouvelle Résonance Magnétique Nucléaire (RMN). Après quatorze ans de bons et loyaux services, le matériel devenait dépassé. "La durée de vie normale de ce type d'appareil est de sept ans. Après ces sept années, des mises à jour ont été effectuées. Mais désormais, il est temps d'acquérir du nouveau matériel", explique le docteur Thierry Puttemans, chef du service Imagerie médicale de l'hôpital.

"La technologie a évolué et la façon de reconstruire l'image va être adaptée", précise le docteur Puttemans. Cet investissement représente un coût important pour la clinique ottintoise. "C'est une somme comprise entre 1,2 et 1,4 million d'euros. Mais il était temps d'effectuer ce remplacement." Durant la durée des travaux, deux RMN mobiles vont être installées pour les patients. "Habituellement, une seule mobile est disposée dans pareilles circonstances dans les hôpitaux belges. Mais nous avons décidé d'en installer deux pour ne pas prolonger les délais d'attente. Une RMN mobile n'accueille en effet que la moitié des patients que pourrait accueillir une fixe." Le double déploiement sera installé vendredi. Il sera opérationnel entre le 15 février et le 21 mars. Cette mesure a un coût, estimé à 150.000 euros, partiellement financé par la Région wallonne. "C'est un montant important, mais pour l'image de Saint-Pierre et pour nos patients, nous devions le faire", a commenté Philippe Delvaux, directeur administratif. Les responsables de l'établissement de soins appellent en outre les autorités politiques à rapidement trouver une solution structurelle au problème d'accès à la RMN. "Alors que les politiques relatives à la protection de la population contre les radiations ionisantes s'accordent sur les bienfaits pour les patients, de la transposition d'examens irradiants (CT) vers des examens non irradiants (RMN), aucune réponse politique positive, à court terme, n'est fournie dans ce sens", affirment-ils. Pour la Région wallonne, une politique de quotas est en vigueur, visant en priorité à équiper chaque hôpital d'au moins un appareil RMN, mais empêchant certains hôpitaux qui font face à une importante demande de ce genre d'examens de se munir d'un deuxième outil, explique M. Delvaux. (Belga)

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