La campagne choc d'Infrabel (vidéo)

02/06/14 à 07:08 - Mise à jour à 07:08

Source: Le Vif

Un jeune homme monte sur les voies avant de se faire happer par un train. L'image d'après, on aperçoit un corps pixellisé. Le dernier clip d'Infrabel ne fait pas dans la dentelle.

La campagne choc d'Infrabel (vidéo)

© Capture YouTube

En 2013, neuf personnes sont décédées et quatre autres ont été grièvement blessées après une collision avec un train alors qu'elles traversaient illégalement les voies. Les incidents mortels sont trois fois plus nombreux qu'en 2012. "Or chacun de ces drames aurait pu être évité si les règles les plus élémentaires de sécurité et de bon sens avaient été respectées", souligne lundi Infrabel dans un communiqué. En collaboration avec la SNCB et la police des chemins de fer, le gestionnaire de l'infrastructure ferroviaire belge lance une campagne nationale de sensibilisation.

Rien qu'au cours du premier trimestre 2014, une personne est morte et quatre autres se trouvent dans un état grave pour avoir voulu gagner quelques minutes en traversant les voies. Près de 730 infractions similaires ont été constatées en 2012 et ce nombre grimpe à 1.122 en 2013. Or plusieurs d'entre elles échappent à la vigilance de la police ou des agents d'Infrabel. Pour inverser la tendance, la société entame lundi trois semaines de campagne. Slogan de l'opération: "ta vie vaut un détour!". Un spot télévisé et une page Facebook (www.facebook.com/securiteferroviaire) ont été créés pour l'occasion. Durant tout le mois de juin, des tracts seront distribués dans 80 gares considérées comme zones critiques. Des actions répressives de la police et de Securail suivront à partir du 16 juin.

Dans 90% des cas, les individus qui coupent au plus court et se mettent ainsi en danger sont des hommes âgés entre 20 et 49 ans, en majorité des navetteurs. Les faits se produisent le plus souvent pendant l'heure de pointe. "Statistiquement, le mois de juin est le pire", relève un porte-parole d'Infrabel. "Les écoles sont encore ouvertes, c'est la période des examens,..." A plusieurs endroits, comme par exemple à Cheratte (Liège), Infrabel a installé des clôtures pour obliger les passants à emprunter un tunnel sous les voies ou un passage à niveau. Mais cette mesure s'avère généralement inutile: certains n'hésitent pas à démolir les enceintes.

En gare de Wavre, le gestionnaire teste l'efficacité de la pose de tapis en plastique constitués de cônes sur les voies. Mais les investissements de ce type coûtent cher à la collectivité. Ils "n'auraient pas lieu d'être si le bon sens l'emportait", rappelle Infrabel aux navetteurs et aux promeneurs.

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