La Belgique rit encore plus jaune

14/10/12 à 19:58 - Mise à jour à 19:58

Source: Le Vif

Le pays tout entier reste plus que jamais sous la coupe de la N-VA et de son leader Bart De Wever, qui fait main basse sur Anvers, la première ville du pays.. Il reste deux ans aux autres partis, flamands et francophones, pour enrayer la mécanique nationaliste flamande. Avant qu'elle ne devienne carrément infernale.

La Belgique rit encore plus jaune

© Belga

Anvers ne sera donc pas son Stalingrad. Pas encore en tout cas. Les sondages n'ont pas trahi Bart De Wever : le président de la N-VA a remporté haut la main son pari en mettant KO debout son rival anversois, le bourgmestre sortant SP.A Patrick Janssens.
Anvers, la plus grande ville du pays, s'est donc largement donnée plus de 38% des voix pour De Wever) à celui qui se sent pousser des ailes et promis à un grand destin : après le maïorat anversois, qui lui est acquis, il en est déjà à l'étape suivante : c'est le sort même de la Belgique qu'il veut régler. A sa façon.

Il en a un peu plus les moyens depuis ce soir et ce scrutin communal de 2012. "Après l'apéritif, il y aura le plat de résistance", selon la formule du sénateur CDH Francis Delpérée, tétanisé et impuissant, à l'image de toute la classe politique, flamande et francophone confondue, devant ce nouveau triomphe de la N-VA.
Anvers n'est pas toute la Flandre. Mais le reste de la Flandre s'est largement mise à l'heure anversoise. Un peu partout au nord du pays, la N-VA réalise des percées remarquables et remarquées. L'ancrage local qui lui faisait cruellement défaut est ainsi en passe de lui être assuré.

Pari réussi sur toute la ligne. La Flandre choisit sa voie, elle se montre de moins en moins encline à la partager avec les francophones. Cap donc sur 2014. La mère des batailles électorales mérite plus jamais la réputation qu'on lui fait : à la fois fédéral, régional et européen, le scrutin prévu dans deux ans s'annonce décisif pour l'avenir de la Belgique. Et c'est Bart De Wever qui détient fermement les clés. Le temps presse si on veut lui rafler le trousseau.
Pierre Havaux

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