La Belgique néglige l'espionnage économique dont elle est la cible

18/05/16 à 10:04 - Mise à jour à 10:04

Source: Belga

(Belga) Les services de renseignements belges ne sont pas aptes à faire face à l'espionnage économique ni à évaluer les dégâts économiques que les services d'espionnage américain, britannique, russe, chinois au autres peuvent causer à la Belgique, ressort-il d'un nouveau rapport du Comité R, auquel le quotidien De Tijd fait écho mercredi.

Les problèmes se posent surtout pour l'infrastructure critique, comme les serveurs des opérateurs de télécommunications, selon le Comité permanent de contrôle des services de renseignement et de sécurité (comité R). Depuis juillet 2011, une loi existe pour les protéger, mais aucun inventaire de l'infrastructure à risque n'a encore été dressé pour ce qui concerne le secteur des communications électroniques. La loi n'est en outre pas encore opérationnelle et n'est pas adaptée à la menace d'intrusions numériques qui peuvent paralyser ou détruire certains systèmes, selon le Comité R. Le responsable du service de renseignement militaire a affirmé qu'il accorderait davantage d'attention à l'espionnage économique et qu'il améliorerait la collaboration avec la Sûreté de l'État, qui a récemment élevé la protection de l'économie et des institutions scientifiques au rang de ses priorités. Le Comité R accueille par ailleurs positivement la création par le gouvernement Michel du Centre pour la Cybersécurité, promis depuis des années. (Belga)

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