La Belgique n'a pas attendu Trump pour faire cesser les économies à la défense (Michel)

11/07/18 à 19:00 - Mise à jour à 20:40

Source: Belga

Le gouvernement belge n'a pas attendu le président américain Donald Trump qui réclame de ses alliés, principalement européens, d'augmenter leurs dépenses de défense - il a même évoqué mercredi le chiffre du 4% du PIB, doublant l'objectif affiché pour les pays alliés d'ici 2024 - pour développer une nouvelle vision pour la défense, a affirmé le Premier ministre belge Charles Michel.

La Belgique n'a pas attendu Trump pour faire cesser les économies à la défense (Michel)

BELGA PHOTO POOL CHRISTOPHE LICOPPE © Belga

Alors que la Belgique n'y consacrera que 0,93% en 2018, selon les dernières chiffres de l'Otan, le Premier ministre a rappelé aux chefs d'Etat et de gouvernement alliés réunis pour deux jours à Bruxelles l'engagement qu'il avait pris de "mettre fin à des économies systématiques dans les dépenses de défense" parce l'environnement sécuritaire "a beaucoup changé" ces dernières années.

"Nous avons fait le choix sous cette législature de stopper les économies systématiques en matière de défense pour renouer avec une croissance au travers d'une stratégie d'investissements" d'un montant de 9,4 milliards d'euros au total pour des avions de combat, des navires de guerre, des blindés et des drones, a-t-il déclaré devant la presse à l'issue de la première session d'un sommet atlantique de deux jours à Bruxelles. Cette "vision stratégique" prévoit une hausse du budget de la Défense à 1,3% du produit intérieur brut (PIB) à l'horizon 2030, ce qui est censé ramener la Belgique dans le peloton des pays européens non détenteurs de l'arme nucléaire - mais cette moyenne remonte en raison des hausses de budget décidées dans de nombreux pays.

"Nous n'avons pas attendu le président Trump pour faire des arbitrages", a-t-il souligné - alors que les précédentes administrations américaines avaient la même exigence des 2% du PIB tout en l'exprimant de manière moins radicale. M. Michel a aussi souligné combien le multilatéralisme était "mis à l'épreuve", évoquant des questions comme le changement climatique et le commerce, mais sans jamais citer le nom du président Trump, qui s'est retiré de l'accord de Paris sur le climat, s'est lancé dans une guerre commerciale avec l'Europe et la Chine, sans oublier sa décision de déménager l'ambassade des Etats-Unis vers Jérusalem et son retrait de l'accord sur le nucléaire iranien.

Nos partenaires