La Belgique et le Luxembourg signent un accord sur le traitement des déchets nucléaires

04/07/16 à 15:37 - Mise à jour à 15:32

Source: Belga

La Belgique et le Luxembourg ont signé lundi un accord bilatéral permettant la gestion et le stockage définitif des déchets radioactifs grands-ducaux en Belgique. La ratification devrait intervenir avant la fin de l'année.

La Belgique et le Luxembourg signent un accord sur le traitement des déchets nucléaires

Charles Michel et Xavier Bettel. © Belga

Le Grand-Duché ne possède pas de centrale nucléaire. L'accord porte sur des déchets radioactifs, faibles en activité et en quantité, provenant majoritairement de produits de consommation historiques, tels que les détecteurs de fumée ioniques. Il constitue une première en Europe, selon un communiqué diffusé à l'issue d'une réunion des deux gouvernements.

Le sujet du nucléaire a été abordé plus largement. Les centrales nucléaires belges préoccupent le Grand-Duché. Au mois d'avril, le gouvernement luxembourgeois avait décidé de se joindre à la demande allemande de fermer Doel 3 et Tihange 2, dont les cuves présentent des microfissures, tant que des questions subsisteraient sur la sécurité de ces réacteurs.

Le Premier ministre Xavier Bettel s'est réjoui de la transparence accrue dans les relations entre les deux pays. "Les deux gouvernements ont exprimé leur satisfaction avec le bon fonctionnement de la Commission Belgo-Luxembourgeoise de Sûreté Nucléaire et de Radioprotection. Les deux gouvernements ont réitéré leur engagement de transparence et d'une collaboration encore plus étroite dans la matière", indique le communiqué.

Les inspections croisées, dans les installations nucléaires et dans le secteur médical, seront "étendues" et l'échange d'informations et d'expertise sur des sujets comme les cuves de réacteurs de Tihange 2 et Doel 3, la problématique du Radon et la planification d'urgence se poursuivra, précise le communiqué.

"Nous avons des points de vue différents sur l'énergie nucléaire. Le Luxembourg n'a pas fait le choix de centrales nucléaires mais doit vivre avec les conséquences", a souligné M. Bettel. Et d'ajouter: "Maintenant, nous savons si quelque chose ne fonctionne pas. Ce n'était pas le cas auparavant".

Le Premier ministre belge Charles Michel a reconnu la différence de stratégie entre les deux pays. Il a rappelé qu'une loi fixait à 2025 l'année de sortie du nucléaire et que la Belgique ne transigeait pas sur la sécurité, assurée par l'Agence Fédérale de Contrôle Nucléaire (AFCN), instance indépendante. Cela n'a pas empêché son homologue de faire remarquer qu'il sera plus rassuré en 2025, lorsque les centrales seront arrêtées.

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