La Belgique est devenue un "très mauvais élève" au sein de l'Otan

25/02/15 à 17:53 - Mise à jour à 17:53

Source: Belga

La Belgique est devenue un "très mauvais élève" au sein de l'Otan, a reconnu mercredi son ambassadeur auprès de l'Alliance atlantique, François de Kerchove d'Exaerde, au cours d'un colloque organisé à Bruxelles par le ministère de la Défense.

La Belgique est devenue un "très mauvais élève" au sein de l'Otan

Un soldat belge en mission pour l'Otan, en Afghanistan en 2009. © Belga

La Défense a été soumise depuis des années à des économies récurrentes par les gouvernements successifs et l'équipe Michel a décidé de poursuivre les coupures budgétaires, qui devraient atteindre plus de 1,5 milliard d'euros. Ce qui fera chuter le pourcentage des dépenses de défense à environ 0,5% en fin de législature, en 2019, là où l'Otan réclame de ses membres d'y consacrer 2% d'ici 2024, comme convenu lors du sommet atlantique du Pays de Galles, en septembre dernier."Nous sommes devenus un très mauvais élève, mais aussi le plus mauvais élève", a souligné M. de Kerchove lors du colloque sur "le futur de la Défense: horizon 2030" organisé par le ministre de la Défense, Steven Vandeput (N-VA). Ce dernier prépare un "plan stratégique à quinze ans", dont il compte présenter les premiers éléments aux environs de Pâques. L'ambassadeur a toutefois souligné que l'"output" fourni par les forces armées - la participation aux opérations extérieures sous l'égide de l'Otan, de l'Union européenne et de l'ONU - restait "plutôt bon" dans une allusion à l'engagement d'avions de combat F-16 en Irak (pour combattre le groupe terroriste Etat islamique) et en Europe de l'est (pour assurer la protection de l'espace aérien des alliés) et dans d'autres missions. Mais M. de Kerchove a, comme d'autres intervenants au colloque, exprimé la crainte que cet "output" diminue avec la réduction de l'"input" (les dépenses de défense belges et les investissements pour de nouveaux équipements militaires).

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