La Belgique en "position assez agréable" au sein de la coalition anti-EI

22/07/16 à 17:45 - Mise à jour à 17:44

Source: Belga

La Belgique se trouve, grâce à ses efforts principalement militaires, dans "une position assez agréable" au sein de la coalition internationale dirigée par les Etats-Unis pour combattre le groupe djihadiste Etat islamique (EI), a affirmé vendredi le ministre d'Etat Armand De Decker, au lendemain d'une réunion ministérielle à Washington.

La Belgique en "position assez agréable" au sein de la coalition anti-EI

Armand De Decker © Belga

L'administration américaine a rassemblé durant deux jours, mercredi et jeudi, à l'invitation du département d'Etat et du Pentagone, les ministres des Affaires étrangères et de la Défense de 45 pays engagés à leurs côtés contre l'EI (alias Daech selon son acronyme arabe). Les Etats-Unis ont également organisé une conférence des donateurs pour l'Irak qui a recueilli des promesses de dons de plus de deux milliards de dollars pour aider à la reconstruction des zones libérées de l'emprise des djihadistes.

M. De Decker a représenté la Belgique lors de la réunion au niveau des ministres des Affaires étrangères, remplaçant le chef de la diplomatie belge, Didier Reynders, retenu à Bruxelles par les festivités de la Fête nationale.

Mercredi, le ministre belge de la Défense, Steven Vandeput, avait participé à une réunion aux accents plus militaires, organisée sur l'immense base aérienne d'Andrews, dans la banlieue de Washington, sur la manière d'éradiquer l'EI et sur les suites à donner à la campagne militaire pour éviter une répétition du fiasco enregistré par la communauté internationale en Libye, après le renversement en 2011 du leader Mouammar Kadhafi.

M. De Decker a assuré vendredi que la Belgique se trouvait dans "une position assez agréable" vis à vis des partenaires de la coalition - et notamment les Etats-Unis - grâce aux efforts consentis, essentiellement militaires.

Interrogé par l'agence Belga, l'ancien ministre libéral de la Coopération au développement et ex-président du Sénat a évoqué la participation de six avions de combat F-16 à la campagne aérienne de la coalition en Irak - et désormais aussi en Syrie voisine -, la présence d'instructeurs belges près de Bagdad pour encadrer la formation des forces de sécurité gouvernementales et la mission d'escorte du porte-avions français Charles de Gaulle par la frégate Léopold 1.

La coalition, mise sur pied à l'été 2014, a effectué 14.000 frappes aériennes en Syrie et en Irak. Selon Washington, l'EI a perdu en Irak et en Syrie respectivement près de 50% et de 20% à 30% des territoires conquis à son apogée en 2014.

M. De Decker a également insisté sur l'importance des efforts menés sur le plan humanitaire.

En février dernier, la Belgique s'était engagée, par la voix du Premier ministre Charles Michel, à verser 75 millions d'euros cette année et l'année prochaine à des fins d'aide humanitaire au Proche-Orient. Ces fonds sont destinés à des actions humanitaires en Syrie et dans ses pays voisins (la Jordanie, le Liban et la Turquie), qui accueillent plus de quatre millions de réfugiés syriens.

L'Irak compte pour sa part 3,3 millions de personnes déplacées - un chiffre qui pourrait encore s'accroître avec l'offensive en cours des troupes irakiennes, appuyées par les forces de la coalition, pour reconquérir les zones encore occupées par les djihadistes, dont la ville de Mossoul, la deuxième du pays.

"Jusqu'à un million de personnes" pourraient fuir Mossoul pendant l'offensive, augmentant les besoins humanitaires "au-delà" des promesses, a averti la coalition dans le communiqué final de sa réunion à Washington.

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