La Banque mondiale investit plus dans l'énergie fossile que dans le durable

14/04/16 à 13:33 - Mise à jour à 13:33

Source: Belga

(Belga) En dépit d'appels répétés à abandonner les subsides pour les combustibles fossiles, la Banque mondiale continue systématiquement d'investir davantage dans le fossile plutôt que dans l'énergie durable, ressort-il jeudi d'un rapport publié par la coupole 11.11.11, le pendant flamand du CNCD, à la veille de la réunion de printemps de la Banque mondiale.

La Banque mondiale investit plus dans l'énergie fossile que dans le durable

La Banque mondiale investit plus dans l'énergie fossile que dans le durable © BELGA

Outre les banques de développement, la Banque mondiale est "même le plus grand bailleur de fonds dans la recherche de nouvelles sources fossiles", souligne 11.11.11. Ce constat contraste nettement avec ses propres objectifs, mais également avec les accords internationaux sur le changement climatique. Le président de la Banque Mondiale Jim Yong Kim avait toutefois plaidé, au début de la conférence sur le climat à Paris, pour l'introduction d'une taxe sur le CO2. La semaine dernière, la banque est également venue avec un Climate Change Action Plan, mais pour le 11.11.11, "trop de ces déclarations restent juste de bonnes intentions". Les investissements dans les combustibles fossiles ont bondi de 1,9 milliard de dollars en 2011 à 3,3 milliards en 2014. Les investissements dans l'énergie durable restent en revanche systématiquement bas: 1,9 milliard sur un budget total de 9,9 milliards en projets énergétiques en 2014. De plus, cet argent n'est pas seulement investi pour débuter ou soutenir des projets existants, mais la banque est active "dans la recherche de nouvelles sources de gaz, de pétrole ou de charbon". 11.11.11 note que la Banque mondiale ne détériore pas uniquement le climat, les pays en développement et les objectifs du millénaire, mais "également ses propres intérêts (et ceux des 188 pays membres, dont la Belgique) car, avec ces investissements, elle court un grand risque sur les 'avoirs bloqués'". L'ONG rappelle qu'à la suite de l'accord sur le climat bouclé à Paris, "une grande partie des combustibles fossiles devront rester dans le sol". Bogdan Vanden Berghe, directeur de la coupole 11.11.11, souhaite que la Belgique, "en tant qu'acteur important au sein de la Banque mondiale, insiste explicitement pour supprimer rapidement le soutien aux combustibles fossiles". (Belga)

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