L'union nationale oui, mais pas à n'importe quel prix, dit le MR

11/09/16 à 12:47 - Mise à jour à 12:47

Source: Belga

(Belga) Le Mouvement réformateur est disposé à s'inscrire dans l'union nationale défendue par différents états-majors politiques sur les questions de sécurité et socio-économiques, a-t-il fait savoir dimanche, mais pas à n'importe quel prix.

L'union nationale oui, mais pas à n'importe quel prix, dit le MR

L'union nationale oui, mais pas à n'importe quel prix, dit le MR © BELGA

Sur le plan de la sécurité, il invite à passer des paroles aux actes, notamment sur la nécessité d'étendre la garde à vue à 72 heures pour les actes terroristes. En matière de redéploiement économique, le MR est prêt à s'engager aux côtés du gouvernement wallon si celui-ci ambitionne de mener une politique dynamique permettant au taux d'emploi wallon de se rapprocher du taux d'emploi flamand. Mais les réformateurs ne perçoivent pas cette ambition du gouvernement wallon dans nombre de domaines. "Comment peut-on encore affirmer qu'un enfant égale un enfant", a répété dimanche le président du MR Olivier Chastel alors que le cdH a annoncé que les allocations familiales n'atteindront pas les 160 euros promis en Flandre. "Cette différence de traitement" viendra s'ajouter à d'autres écarts sur les titres services, la redevance TV, le précompte immobilier, la taxe de mise en circulation, le prix de l'énergie, les droits de succession et d'enregistrement", a-t-il relevé. "S'il continue dans cette direction, le gouvernement wallon ne doit pas compter sur notre aide", a indiqué le président du MR. Le Mouvement réformateur effectuait dimanche sa rentrée politique au Bois des Rêves à Ottignies, dans le Brabant wallon, terre du Premier ministre Charles Michel. Ce dernier a fait le point sur les réformes de son gouvernement qui, à mi-législature, ont permis la création de nombreuses entreprises et d'emplois. Mais il reste du pain sur la planche, a insisté M. Michel, réitérant son appel à un pacte stratégique d'investissement. Dans l'Echo de samedi, le ministre-président wallon Paul Magnette a dit souscrire à l'idée d'un tel pacte. (Belga)

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