L'UE ne doit pas aider des dictateurs à espionner leurs propres citoyens

17/01/18 à 14:54 - Mise à jour à 14:55

Source: Belga

(Belga) Les droits humains pourront désormais être invoqués pour renforcer le contrôle des exportations d'articles de cybersurveillance en provenance de l'Union européenne.

Cette possibilité figure parmi les règles concernant les exportations de biens à double usage - pouvant être utilisés à des fins civiles ou militaires - adoptées mercredi par 571 voix pour, 29 contre et 29 abstentions au Parlement européen. Les dispositifs permettant d'intercepter et de localiser des téléphones mobiles, de contourner des mots de passe ou encore d'identifier des utilisateurs d'Internet sont concernés par la nouvelle réglementation. "Trop souvent des régimes autoritaires ont eu recours à des technologies européennes pour espionner ou hacker leurs propres citoyens, journalistes ou défenseurs des droits de l'Homme", a regretté la députée Hilde Vautmans (Open Vld/ADLE). "Le Parlement européen a désormais pris une position claire : pas d'exportations lorsque les droits humains sont bafoués. Les valeurs et la sécurité sont enfin placées au coeur de la politique d'exportation", s'est-elle réjouie. (Belga)

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