L'outil anversois anti-radicalisation "Radix" à disposition des autres communes flamandes

02/11/16 à 09:39 - Mise à jour à 09:41

Source: Belga

(Belga) Les jeunes radicalisés sont cartographiés à Anvers grâce à "Radix", un outil développé par la cellule radicalisation de la commune avec le soutien de la ministre flamande des Affaires intérieures Liesbeth Homans (N-VA). Cette dernière aspire à étendre l'utilisation de l'outil aux autres administrations locales flamandes.

L'outil anversois anti-radicalisation "Radix" à disposition des autres communes flamandes

L'outil anversois anti-radicalisation "Radix" à disposition des autres communes flamandes © BELGA

Le suivi des dossiers liés à la radicalisation sont assurés par la cellule locale de sécurité intégrale (CLSI), dans laquelle sont impliqués le parquet, la police locale, la cellule communale de déradicalisation et d'autres services sociaux comme le CPAS, la maison de justice et les services de la jeunesse. La CLSI traite des dossiers individuels de jeunes potentiellement radicalisés afin d'harmoniser le suivi entre tous les partenaires. Radix permet à ceux-ci de cartographier le niveau de radicalisation, la propriété individuelle, la situation familiale, l'environnement (école, travail) et la condition sociale de chaque jeune enregistré. L'outil départage les jeunes en quatre catégories sur base de leurs forces et faiblesses, par rapport à la société et au radicalisme. Le bourgmestre d'Anvers, Bart De Wever, souligne que l'outil Radix garantit à toutes les parties prenantes "de parler la même langue". La ministre flamande précise encore que l'outil a pu être développé grâce aux subsides flamands pour la lutte contre la radicalisation. Anvers bénéficie cette année de 82.300 euros (85.000 pour Vilvorde) sur les 570.000 euros mis à disposition. En outre, Liesbeth Homans ambitionne d'implémenter l'outil dans d'autres administrations locales. (Belga)

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