L'Open VLD claque la porte

22/04/10 à 12:29 - Mise à jour à 12:29

Source: Le Vif

Les libéraux flamands, entraînés par le jeune Alexander De Croo, ont décidé de retirer la confiance au gouvernement auquel ils participaient.

L'Open VLD claque la porte

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L'Open Vld retire sa confiance au gouvernement et veut inscrire à l'ordre du jour de la Chambre le vote de la proposition de loi scindant l'arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde le plus vite possible, a annoncé en substance le président des libéraux flamands, Alexander De Croo, à l'issue du Bureau de son parti.

L'Open Vld demandera cette inscription dès ce jeudi après-midi, lorsque la Chambre se réunira en séance plénière, et souhaite procéder au vote encore ce jour, commentait-on dans l'entourage de M. De Croo.

Le président des libéraux flamands a rappelé que les partis de la majorité fédérale s'étaient engagés, lors du passage de relais entre le gouvernement Van Rompuy I et le gouvernement Leterme II, à trouver une solution négociée au problème de BHV avant Pâques. L'Open Vld s'est toujours montré disposé à travailler à cette solution, a insisté M. De Croo, mais il a constaté "que les autres partis de la majorité ne respectent pas ces engagements". De ce fait, la confiance de son parti est "profondément rompue".

Puisqu'aucun accord n'a pu être trouvé, l'Open Vld estime que le travail futur du gouvernement est confronté à un "problème sérieux" . Il est confronté à un échec qui ôte à l'exécutif dirigé par M. Leterme la force nécessaire pour mener des réformes dans une série de domaines, notamment socio-économiques. Or, la priorité des libéraux flamands réside justement dans ces matières, en particulier la création d'emplois, a affirmé M. De Croo. Le président a d'ailleurs insisté sur la manière dont le gouvernement avait affronté la crise et remercié ses ministres pour le travail accompli.

En retirant sa confiance et en demandant l'inscription à l'ordre du jour de la proposition de loi scindant BHV, l'Open Vld veut, dit-il, mettre un maximum de pression et contraindre chacun à prendre ses responsabilités pour aboutir à une solution définitive dans ce dossier.

Selon Elio Di Rupo, voter cette proposition de loi ne devrait pas être possible puisqu'une procédure en conflit d'intérêt introduite par le parlement de la Communauté germanophone est toujours en cours.

LeVif.be, avec Belga

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